Je vous partage aujourd’hui dans cet article une technique qui a fait ses preuves pour aider les enfants à gérer leur peur des monstres/fantômes/loups/sorcières etc au moment du coucher.

L’endormissement est un moment délicat et le moment du coucher (que ce soit pour la sieste ou le soir) peut tourner au calvaire, pour l’enfant comme pour ceux qui l’accompagnent dans ce moment.

Le besoin de l’enfant qui s’endort

Avant tout, l’enfant a besoin de se sentir en sécurité, de manière générale mais plus encore au moment du coucher. S’il se sent en insécurité (parce qu’il vient de commencer sa fréquentation à la crèche ou chez la nounou, parce qu’il a peur de quelque chose, parce qu’il n’a pas de rituel de coucher établi…), l’endormissement sera difficile. C’est pour cela qu’il est souvent conseillé, à juste titre, de proposer des rituels à l’enfant : faire les mêmes choses dans le même ordre, tous les jours, permet de poser des repères fixes… et donc apporte la sécurité.

Mais parfois, même lorsque l’on a un rituel de coucher, l’enfant peut avoir du mal à s’endormir parce qu’il a peur.

Ce qu’il faudrait éviter…

« Mais non, les monstres n’existent pas », « Il n’y a rien sous ton lit, arrête tes caprices », « regarde, les autres dorment bien, ils n’ont pas peur parce qu’il n’y a rien »… Si le jeune enfant a peur des monstres ou des loups sous son lit, sa peur bien réelle vient nous dire une chose importante : l’enfant (souvent avant 6-7 ans) n’est pas encore capable de faire la distinction entre la réalité et la fiction. Ainsi, s’il a visionné un dessin animé ou lu un livre qui parlait de monstres ou de loups, pour lui, tout cela est réel. Cette distinction entre réel et fiction, imagination et imaginaire, j’en parle dans cet article : « Pourquoi il ne faudrait pas habiller les animaux ». Pour aider l’enfant à gérer ses peurs du monstre sous le lit, il faudrait donc commencer par… arrêter de lui lire des histoires de monstres.

Trop tard, c’est déjà fait ? Alors partons à la chasse aux monstres !

Partir à la chasse aux monstres, c’est comprendre qu’il est inutile de dire à l’enfant que les monstres n’existent pas : pour lui, ils existent bel et bien tant qu’il ne fera pas la distinction entre réalité et fiction. D’ailleurs, les parents ou éducateurs qui ont essayé le savent bien. A la place, je vous propose de vous munir d’une lampe torche, que vous laisserez ensuite à l’enfant, de lui demander avec quoi il souhaite chasser les monstres… et de partir à la chasse. A quatre pattes sous le lit, sur une chaise pour atteindre le haut de l’armoire… le ridicule ne tue pas et l’enfant s’endormira bien vite.

Vous avez essayé ? Racontez-nous votre chasse aux monstres dans les commentaires !