Dans les questions que vous me posez régulièrement sur vos enfants et notamment sur leur apprentissage de la marche, leur développement moteur et la motricité libre…

Il revient cette double question:  

Comment faire comprendre à ma mère, ma belle-mère ou mes copines que je ne veux pas qu’elles fassent marcher mon bébé? 

Comment les convaincre? 

Si vous vous intéressez un minimum à la motricité libre, vous savez qu’il y a des gestes à éviter, des habitudes à oublier et des objets à ne pas acheter. 

Comme faire marcher un enfant en le tenant par les mains. 

Le caler dans des coussins. 

Soulever ses pieds pour le changer. 

Le redresser en le tirant par les mains ou même sous les aisselles lorsque vous avez changé sa couche. 

Ou le mettre « debout », ses pieds sur vos cuisses, lorsqu’il a quelques mois. 

Pareil pour les barrières dans les escaliers, les transats, parcs, turbulettes, chaises hautes, trotteur (ce truc devrait être interdit depuis belle lurette!!!)….

Parce que tout ça, ça entrave le développement moteur de l’enfant. 

Emmy Pikler, grande prêtresse de la motricité libre, expliquait bien qu’au final, on fait plus de mal que de bien à fois en stimulant trop précocement l’enfant qu’en entravant ses mouvements. 

Tandis que la chaise haute, le transat, le parc, la turbulette….. entravent ses mouvements…

Le faire marcher, l’asseoir, le mettre debout…. sont des stimulations que le bébé n’est pas capable d’encaisser sans conséquences. 

Oui mais voilà… 

ça, votre entourage ne le sait pas. 

Ou même si vous essayez d’expliquer, vous voyez bien à leur regard sceptique que ça ne passe pas. 

Ils vous trouvent « bizarre ». 

Limite, ils vous reprochent de ne pas les laisser faire comme « tout le monde ». 

Ils vous disent des trucs:

« On a toujours fait comme ça »

« On a fait comme ça avec toi et tu n’es pas handicapée ».

(L’histoire ne le dit pas… mais il y a clairement un lien entre les chaussures rigides ou le trotteur, et les fragilités au niveau des chevilles et de l’équilibre, à l’âge adulte. Seulement là, plus personne ne fait de lien!)

« Mais comment va-t-il apprendre alors si tu ne lui montres pas? »

« Son cousin a le même âge, et lui au moins il marche déjà! » 

C’est énervant, ça vous fait douter, vous vous sentez un peu seule, c’est angoissant même parce que vous savez que dès que vous aurez le dos tourné, ils feront marcher Chérichou et ne respecteront pas votre choix. 

C’est normal de se sentir déstabilisée. 

Surtout quand c’est tonton Roger qui commence à faire marcher Chérichou… et que c’est difficile de contredire tonton Roger. 

Si en plus il est un peu vieux ou malade, on va vous reprocher de lui pourrir sa joie, à tonton Roger. 

Sauf que bon, entre nous, même si on aime bien tonton Roger…

On préférerait vraiment qu’il arrête, là. 

Pour ça? 

J’ai une technique assez simple. 

En 4 coups. 

1e coup: je me mets en posture d’adulte, même si je parle à mes parents. 
Je sais de quoi je parle, je suis donc sûre de moi et de ce que j’avance, des choix que j’ai faits. C’est moi le parent, c’est à moi de décider. 

2e coup: je stoppe le comportement.
J’ose le faire et je le fais avec douceur et bienveillance. Mais comme je suis sûre de moi, je suis ferme sans être agressive. 
Premier dérapage possible si mon entourage sent que je ne suis pas à 100% sûre de moi… parce que ça, l’entourage le sent comme le chien sent la peur!

3e coup: j’explique. 
Je suis en mesure d’argumenter, je sais répondre aux questions et j’ai le bagage suffisant pour parer à tout « oui mais », à toute croyance ou à toute réflexion.
Là, j’ai plutôt intérêt de savoir de quoi je parle, sinon 2e dérapage en vue. 

4e coup: j’impose.
Si jamais ça ne suffit pas? J’impose. C’est mon enfant. Cela ne veut pas dire que vous avez mal fait, mais voici comment MOI je veux faire et j’ai besoin d’être respectée dans ce choix. Je ne souhaite pas en rediscuter à chaque fois qu’on se voit. Merci. 

Ce que je peux vous affirmer? 

Si vous réussissez vraiment à appliquer ça? 

Plus jamais on ne viendra vous enquiquiner. 

Personnellement j’en rigole parce que je vois quand les gens sont étonnés, pas d’accord, choqués… 

Parce que ma fille était au sol et pas dans un transat. 

Parce qu’elle était (et est encore) tout le temps pieds nus.

Parce que non, vous ne la faites pas marcher s’il vous plait merci. 

Parce que oui je la laisse grimper.
(En même temps je suis juste derrière)

Et parce que non, je ne mets pas de barrière à mes escaliers.
(Et je vous rassure, elle n’est jamais tombée)

Mais je m’en fiche, en fait de ce qu’ils pensent. 
(ça aussi, mine de rien, c’est une grosse clé)

Ce n’est pas « méchant ». 
Mais peu m’importe l’avis de ma belle-mère, de ma grand-mère ou qui sais-je. 

Non pas que je ne les aime pas. 
Non pas que je ne veuille pas leur demander un avis ou un coup de pouce de temps en temps. 
Non pas que je ne reconnaisse pas l’héritage et la sagesse qu’elles peuvent me léguer. 
Non pas que je prétende tout savoir (loin de là). 

MAIS…

En l’occurrence, sur ce coup LA, je sais… que j’ai « raison ». 

Que ce que je fais est le mieux pour mes enfants. 

ça ne veut pas dire que je critique ce qu’elles ont fait. 

Elles ont fait au mieux et je suis reconnaissante de ça. 

Mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas le droit… de faire autrement. 

ça ne veut pas dire que VOUS ne pouvez pas faire autrement que ce que vos parents ont fait avec vous, et HEUREUSEMENT! 

Seulement, pour vous faire entendre et traverser ces 4 étapes, il va vous falloir être hyper carrée et très très au clair. 

Ne pas douter. 

Pouvoir répondre du tac au tac. 

Pensez au chien, qui sent la peur. 

Une dernière chose: vous n’avez jamais à convaincre. 

Vous ne pouvez convaincre personne. 

Si, par exemple, vous estimez que la motricité libre c’est de la connerie? 

Je ne pourrai jamais vous convaincre du contraire. 
(Par contre si vous lisez encore à ce stade, je me demande si vous n’êtes pas un peu maso sur les bords quand même! 😉 )

Si vous pensez que vous n’avez pas besoin de formation pour connaître sur le bout des doigts le développement de l’enfant, les phases par lesquelles il passe, comment lui donner un coup de pouce si nécessaire, comment repérer que c’est nécessaire et comment faire pour ne pas faire pire que mieux, pour pouvoir vous positionner en adulte, stopper la tentative de tonton Roger de faire marcher votre bébé, expliquer de façon claire, nette et précise le pourquoi de votre choix et affirmer avec toute la confiance en vous nécessaire pour que votre choix soit respecté sans pour autant agresser la personne en face de vous? 

Pareil. 

Je ne pourrai rien faire. 

Par contre si vous sentez que vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour affronter vos doutes, vos questions, vos angoisses, votre volonté de donner le meilleur à votre enfant… et de savoir répondre à votre entourage ou vous imposer? 

Pas forcément pour les convaincre mais pour vous donner l’ancrage et la confiance en vous nécessaire? 

Alors je vous propose de me retrouver dans mes mails quotidiens, 100% gratuits, pour avoir plus d’infos sur le sujet!

Positivement,

Victoria