Comment réagirait Maria Montessori? 

C’est souvent une question que je me pose, quand…

… Kevin joue avec les barres rouges comme si elles étaient des sabres laser, 

… Philippine se roule par terre parce qu’elle doit attendre pour jouer aux Kapla, 

… Zora me répond « cause toujours » quand je lui demande de ranger ses affaires, 

… Martin tire la langue malgré ma demande d’arrêter, 

… Zoé et Fiona s’insultent à grands coups de noms d’oiseaux… 

Il y a des jours, quand j’ai l’impression de tout avoir essayé, je me pose cette question. 

Et toi, Maria, tu ferais quoi? 

Si vous vous intéressez à la pédagogie Montessori, c’est une question qui va plus loin que juste se demander comment sortir de cette situation un peu pénible. 

Parce que Montessori, depuis 10 ans, c’est devenu à la mode. 

Je crois que la mode dure maintenant depuis suffisamment longtemps pour que l’on puisse affirmer sans trop se tromper que Montessori est devenu, à présent, un classique, comme le yoga ou la méditation. 

Sauf que la pédagogie Montessori ne se résume pas à une accumulation de présentations de matériels didactiques. 

On ne se contente pas de montrer l’utilisation d’un matériel, d’apporter les apprentissages dans un environnement harmonieux et facilitateur. 

Montessori, ce n’est pas une méthode à suivre à la lettre. 

Au coeur de cette démarche, il y a l’enfant. 

Le but n’est pas du tout de continuer les anciennes pratiques d’enseignement, en ajoutant de ci de là du matériel Montessori. 
(Que vous soyez parent ou enseignant)

Comme beaucoup de personnes, lorsque j’ai découvert la pédagogie Montessori et que j’ai commencé à l’appliquer (réellement) avec les enfants, j’ai été confrontée à des problèmes. 

Comme dans n’importe quelle classe, vous allez me dire. 

(Les exemples cités plus hauts, c’est du vécu, même si j’ai changé les noms)

Oui mais voilà…

Si on veut vraiment appliquer la pédagogie Montessori de la façon la plus juste possible…

On ne peut pas se contente de « faire du Montessori »
(Que je déteste cette phrase!!!)

La pédagogie Montessori, ça se vit. 

C’est un autre regard sur l’enfant. 

Une autre posture. 

Un chemin, en tant que tel, vers la bienveillance. 

Je n’étais déjà pas du genre à punir avant… mais là, mon champ de conscience a littéralement explosé. 

Du coup… à la maison comme en collectivité…

Comment maintenir un environnement posé, quand on a un enfant (et il y en a toujours un) qui ne respecte pas les règles de façon récurrente et surtout embarrassante pour le reste du groupe? 
(Sans punir, puisque contrairement à ce que certains éducateurs Montessori m’ont dit, la pédagogie Montessori et la bienveillance ont TOUT à voir ensemble).

Comment accompagner un enfant qui a ce genre de comportements pour qu’il arrête et qu’il puisse verbaliser ce qui l’anime autrement qu’en criant ou se roulant par terre? 
(Sans menace, chantage…)

Comment poser un cadre efficace au sein du groupe? 
(Parce que contrairement à ce que beaucoup pensent, la pédagogie Montessori ce n’est pas laisser l’enfant tout faire)

Et puis, comment avoir cette posture dont parlait Maria Montessori, humble, patiente et guidante? 
(Pour que les enfants s’inspirent de notre positionnement et que l’on évite les erreurs qui mettent de l’huile sur le feu)

C’est sûr, il y a la présentation du matériel, l’aménagement des espaces, les apprentissages… d’un côté. 

Mais il y a aussi tout l’aspect pratico-pratique qui permet, ou pas, aux enfants d’apprendre dans les meilleures conditions. 

Ne pas s’y intéresser, c’est comme si vous vous apprêtiez à gravir le Mont-Blanc sans avoir vérifié, au préalable, votre matériel.

Les conditions ne sont pas réunies, vous ne pourrez pas réussir. Ou alors dans d’extrêmes difficultés.

La semaine prochaine, je vous parlerai de plusieurs choses concernant les apprentissages et la pédagogie Montessori.

Notamment autour de la motivation (ou du manque de motivation). 

Comment la favoriser et la soutenir. 

Comment aider l’enfant à persévérer dans ses efforts et ne pas arrêter dès que ça devient un peu difficile. 

Comment faire en sorte que les enfants s’éclatent dans leurs apprentissages…

… Mais aussi qu’ils ne délaissent pas les matières qu’ils aiment moins, et qu’ils puissent quand même s’engager dans le travail alors qu’ils sont moins fan de la matière. 

Sans contrainte. 

Mais ça, encore une fois, ça n’est possible que si l’environnement est calme et posé. 

Que les enfants vivent bien leurs émotions. 
(Et que vous avez les bons outils pour les accompagner)

Qu’ils acceptent les règles, les intègrent et les respectent. 
(Sinon, impossible d’apprendre, dans un contexte comme celui-là, ni même, tout simplement, de se sentir bien). 

C’est pour ça que tous les mois, je vous propose aux côtés des sujets directement « pédagogiques », en lien avec les apprentissages, des réflexions sur le vécu des enfants et tout l’aspect relationnel. 

Ce que ferait Maria? 

Elle ferait comme ça aussi. 

Puisque ma démarche, je ne l’ai pas inventée: c’est l’essence de la pédagogie Montessori. 

Un pilier avec le matériel didactique, qui amène les apprentissages. 
(En général, on ne parle que de celui-là sur les blogs, Pinterest ou Instagram)

Un pilier concernant la posture de l’adulte et la connaissance de l’enfant, de son fonctionnement et de son développement. 
(Beaucoup moins sexy et visuel, et pourtant c’est juste la base)

Ce mois-ci, j’ai décidé de remettre à l’honneur une partie assez complexe et qui nous pourrit notre quotidien avec les enfants: les comportements « difficiles ». 

J’en parle plusieurs fois par an, parce qu’il me semble essentiel de régulièrement faire un point à ce sujet, vous partager mes réflexions et mes analyses pour vous donner des clés de compréhension. 

Les miracles n’existent pas, certes, mais il y a des choses qui facilitent les choses:

… Le réflexe à avoir pour aider plus facilement et durablement l’enfant à sortir de ses comportements « difficiles ». 
(C’est un réflexe en lien avec un point de psychologie tout bête, qu’on oublie pourtant quasiment systématiquement. Quand je le rappelle en coaching? Non seulement ça vous permet de vous détendre sur le sujet, et donc de permettre à l’enfant de se détendre, mais ça vous offre aussi l’occasion de reconsidérer la situation, de mieux la comprendre et de vous brancher en mode solution, plutôt que de rester bloqué sur le problème)

… Un référentiel correspondant aux principales raisons pour lesquelles les enfants adoptent le comportement en question, et la manière adaptée d’y répondre, en fonction de cette motivation. 
(Si vous saviez le nombre de malentendus qui pourrissent nos relations avec les enfants, et à quel point ce référentiel permet de s’ouvrir à pas mal de solutions constructives)

… Les points essentiels à savoir pour poser un cadre efficace, c’est-à-dire que l’enfant sera en capacité de respecter. 

… L’outil qui va remplacer la punition. 
(De façon bien plus efficace… et bienveillante!)

Et pleins d’autres choses, dont je parle dans les mails que reçoivent mes abonnés. Pour les rejoindre? C’est par ici

Positivement,

Victoria