Hier, je me demandais où étaient les hommes…

Quelques papas ont répondu à l’appel. 
Pas beaucoup, mais quelques uns… et ça m’a fait vachement plaisir. 

Pourquoi? 

Parce que j’ai pensé à nous, les mamans, ce soir. 

Vous le savez peut-être, j’ai accouché il n’y a pas longtemps. 
Et mon bébé, comme la plupart des bébés, se réveille la nuit. 

Normal, c’est un bébé. 
Pas un vase. 
Ou une chaise, qu’on range dans un coin. 

Du coup? 

Ben fatalement, je suis un peu décalquée hein. 

Logique aussi. 
Puisque moi non plus je ne suis pas une chaise. 

Et que comme n’importe quel humain, j’ai besoin de dormir. 

Bon. 

A ça, se rajoute ma grande. 
4 ans vendredi. 

Qui elle non plus n’est pas une chaise. 

Donc elle a ses émotions à elle. 
Amplifiées par l’arrivée d’un petit frère. 
Et sa journée.

Au centre d’apprentissage, où elle a été très active. 
Au cours de danse, qu’elle adore. 
Puis le rituel à l’aire de jeux. 
Ensuite…
Le bain. 
Le dîner. 

Après tout ça? 
Se brosser les dents… c’était lui demander de grimper l’Everest à mains nues. 

Impossible. 

Littéralement. 

Jusque là, elle s’était contenue. 
Mais avec la fatigue, ça a pété. 

Surtout que maman n’était pas super dispo, avec ce petit frère qui pleurait beaucoup. 
(Scoop: lui non plus n’est pas un mobilier de maison)

Alors? 

L’insolence verbale. 

La langue tirée. 

Les grimaces. 

Les « t’es méchante », « t’es moche », « prout caca boudin ». 
(Oui bah à cet âge on a les insultes qu’on peut hein…)

Les « je me roule par terre », « je m’étale de tout mon long et je fais en sorte que mes 19 kilos en paraissent 80 », « je hurle à la mort peut-être que ça changera quelque chose ». 

Je suis sûre que vous voyez ce dont je parle. 

Et donc, moi ce soir, j’ai galéré grave.

Disons-le honnêtement: je n’ai pas géré… 

J’ai perdu patience. 

Souvent, on me demande: comment tu fais, toi, pour t’en sortir aussi bien? Tu gères tout tellement parfaitement. 

Pas tout le temps. 

Ce soir, c’était un soir « sans ». 

Mais ce qui me sauve… c’est un truc qui est essentiel, qu’on soit parent ou pro. 

Passer le relais. 
Et surtout, ne pas se sentir jugée. 

Parce qu’on n’a pas besoin d’être parfait. 
(Je me suis d’ailleurs excusée auprès de ma fille après, de m’être énervée). 

On a besoin de quelqu’un, à nos côtés. 
Quelqu’un qui puisse temporiser. 
Le temps de redescendre. 
Et de pouvoir revenir sur la situation avec l’enfant. 

Ici, mon mari. 
Qui a pleinement joué son rôle. 
Ne m’a adressé aucun reproche. 
Et a super bien géré… auprès d’elle, mais aussi auprès de moi. 

En verbalisant ce qui m’arrivait. 
Pour m’aider à redescendre. 

Ma fille après coup? 
Elle m’a fait un gros câlin, et a été adorable. 
Le coucher fut un plaisir, et nous avons pu nous retrouver dans la paix, juste avant son dodo. 

Sans mon mari? 
Ou si mon mari n’avait pas été aussi bien formé, ce qui aurait amené des critiques, des jugements, des moqueries, des remarques…? 
(Petit moment d’auto-gratulation au passage, vous permettrez)

Clairement, la situation aurait été différente. 

Beaucoup de mamans me racontent leurs difficultés au niveau du décalage entre elle et leur conjoint, niveau éducation. 
(Je ne dis pas ici que l’un a raison ou fait mieux, juste qu’il y a désaccord). 

Et franchement, si ça vous concerne, ce soir, je me rends encore plus compte à quel point ça doit être difficile. 

Parce que c’est tellement important d’être… une équipe. 

Deux partenaires soudés. 

Clairement, aider des enfants à bien grandir, c’est déjà pas évident. 
Mais alors si en plus, on se prend la tête avec son conjoint… 
ça devient carrément difficile. 

Et d’ailleurs, vous avez été plusieurs mamans à me contacter aujourd’hui pour me raconter que vous suiviez mes formations en couple, justement. 

(Donc il y a des hommes!!!) 

Etre sur la même longueur d’ondes. 

Parce qu’on peut se faire des reproches… alors qu’en fait… on ne sait juste pas…

Ce qu’il se passe pour l’enfant à ce moment-là. 
Comment gérer la situation pour éviter de l’aggraver. 
Quoi proposer concrètement pour que l’enfant se calme. 
Comment être utile, sans commettre d’impair… ce qui est difficile quand on ne sait pas ce qu’il se passe, justement. 

Si chez vous aussi les fins de journées sont parfois compliquées, je vous propose de lire ce qui se trouve ici.

Je n’ai pas de baguette magique. 
Je ne suis pas parfaite. 
Je ne détiens pas la vérité ultime. 
Et bon, je ne suis pas une chaise. 

Mais ce que je sais, c’est qu’avec les infos que je vous y partage, on peut clairement vivre des soirées beaucoup plus zen… la plupart du temps. 

Et quand ça pète quand même, parce que c’est la vie, redescendre beaucoup plus vite. 

Positivement,

Victoria