J’ai pas mal pensé à vous ce matin. 

Il m’est arrivé un truc et je voulais vous partager cette petite anecdote. 

Après avoir déposé ma fille à l’école, je suis allée m’acheter mon déjeuner. 

Quand on fait les courses sans liste, voilà ce qui arrive, devoir y retourner le lendemain 😉 

Bref.

Juste devant moi, à la caisse du supermarché, il y avait une dame avec un enfant d’environ 2 ans dans le caddie. 

De suite, j’ai vu qu’il n’était pas super en forme. En mode pas réveillé, chafouin… j’en sais rien mais… je sentais le truc venir. 

La maman faisait comme elle pouvait, mais je sentais aussi que c’était difficile pour elle. 

Je tente un petit sourire lorsque nos regards se croisent. 

La dame met ses courses dans son sac et veut payer. 

La caissière propose un bonbon à son fils. 

Elle refuse poliment.

Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin, je suis sûre que vous visualisez bien la réaction de l’enfant. 

Donc, c’est la crise ce matin à la caisse de mon supermarché. 

Le visage de la maman se crispe. 

Elle pose sa main sur l’épaule de son fils, paye en vitesse, baisse la tête.

Je veux dire… ça se voit qu’elle est mal à l’aise, désolée, un peu démunie et fatiguée. 

Dans ces cas-là, un parent a besoin d’encouragement et de soutien… 

C’est déjà pas facile. 

Surtout qu’au vu de sa réaction on voyait que c’était une situation courante. 

Et là, j’entends: « ah ben il est infernal aujourd’hui… vraiment méchant ce petit garçon… bouh on dirait un bébé!!! »

Je lève la tête. 

La caissière. 

J’ai halluciné. 

Je regarde la maman. 

Elle était mal. 

Forcément.

Je lui ai dit un truc du style « c’est parfois dur d’être parent hein… surtout quand on entend des réflexions pareilles ». 

Elle m’a regardée, étonnée. 

Elle a esquissé un sourire. 

A pris une profonde inspiration. 

Et s’est occupée de son fils de son mieux. 

Franchement…  être parent, c’est déjà pas évident. 

Nous n’avons pas besoin d’entendre des réflexions pareilles. 

Nous avons besoin de soutien, d’écoute, de repos aussi. 

Pour nous, déjà. 

Et pour nous occuper correctement de notre enfant en crise. 

Comment peut-on penser que la vexation et l’humiliation publique peuvent aider quelqu’un à faire preuve de résilience? 

Alors, vous savez quoi? 

Malheureusement, nous n’avons aucun pouvoir sur ces réflexions qui fusent. 

A part éduquer… et encore… 

Il est impossible de convaincre quelqu’un qui ne s’ouvre pas à une autre possibilité que celle qu’il connait et en laquelle il croit fermement. 

Par contre? 

Si vous savez quoi faire, si vous êtes sûre de vous…

Vous pourrez faire fi des réflexions, renvoyer l’autre à ses croyances, protéger votre enfant d’une blessure d’humiliation assez douloureuse… et l’accompagner correctement dans ce moment délicat. 

Même si ce n’est jamais le moment le plus agréable de notre vie hein…

On vit les choses complètement différemment. 

Les crises émotionnelles sont normales. 

Elles sont en partie inévitables. 

Elles sont utiles. 

Et représentent à chaque fois une occasion pour l’enfant de construire sa résilience et d’apprendre à ne pas se laisser détruire par la souffrance du manque. 

Si, en plus et comme je vous expliquais hier, vous comprenez les principes de psychologie qui se cachent derrière, pour mieux accompagner ses crises? 

Vous aiderez efficacement l’enfant à mieux vivre et dépasser sa frustration. 

Pour récupérer les techniques faciles à implémenter dans votre quotidien en 3 heures, pour retrouver l’harmonie dans la relation à votre enfant et recouvrer toutes vos forces pour assumer ces moments-là dans la bienveillance, je vous retrouve ici