Il existe une émotion, que votre enfant a tous les jours ou presque, et qui est plus forte que tous les héros de films d’action réunis. 

Quand un enfant hurle, pleure, boude, claque les portes, envoie valdinguer des trucs… on va souvent dire qu’il est…

… fâché. 
… en colère. 
… éventuellement frustré. 

Mais voilà: si vous tombez juste souvent…  c’est très souvent aussi… un peu plus compliqué que ça. 

En réalité? 

Il existe un parasite. 

Alors, un parasite… pas dans le sens des petites bêtes qui viennent grignoter vos pulls ou s’accrocher à vous lors d’une ballade en forêt. 

Non, plutôt comme dans un bon film d’action et d’espionnage, avec du piratage d’antenne et du brouillage de code… vous voyez? 

Il y a une émotion qui fait ça mieux que James Bond ou Ethan Hunt dans Mission Impossible. 

Brouiller les pistes. 
Usurper l’identité d’autrui. 
Semer ses poursuivants. 

Oui, oui, je parle toujours d’une émotion. 

Laquelle? 

La colère.

L’émotion que vous croyez reconnaître dans le comportement et les manifestations de votre enfant… alors que ce n’est pas ça du tout en réalité.

Une émotion parasite, c’est ça: c’est l’émotion qui vient d’un coup, mais qui en cache une autre. 
En général, bien plus douloureuse et difficile à accepter et assumer, celle-là. 

Exemples:
(Un peu tragico-dramatiques, trash et exagérés, je vous préviens. Mais c’est volontaire, pour que vous compreniez bien) 

  • Vous apprenez que votre mari ou conjoint vous trompe avec votre meilleure amie depuis deux ans. 

 

  • Vous surprenez une conversation entre votre boss et votre collègue (qui est aussi la marraine de votre enfant), fomentant un plan pour vous virer et s’approprier les mérites de votre travail. 

 

  • Votre mère tue votre père avec sa poêle à crêpes après 30 ans de mariage parce qu’il voulait s’enfuir avec son prof de yoga brésilien tatoué. 

Oui, bon, ok… on oublie le dernier exemple 😉 

Mais pour les deux premiers…

Si vous vous mettez deux secondes dans la peau des personnages… 

… Que vous imaginez surprendre votre mari avec votre meilleure amie, ou bien votre boss prêt à vous virer comme une chaussette sale…

On est bien d’accord que ce qui vient, là, de suite, immédiatement… c’est de la colère? De la rage et même de la haine, peut-être? Vous seriez dégoûtée… non? 

Ben non, en fait. 

Ou du moins, pas seulement. 

Parce que si vous laissez passer quelques heures, quelques jours voire quelques semaines… 
Si vous allez en parler avec un psy pour vous libérer de toute cette colère… 

Vous allez vous rendre compte… que vous n’êtes pas en colère. 

Mais plutôt…
… Triste
… Déçue
… Trahie
… 

La colère, en fait, c’est une émotion qui nous permet de sortir hors de nous-mêmes. 
Qui nous pousse à l’action pour rétablir l’injustice. 
Pour nous donner l’énergie de corriger ce qui ne va pas dans nos vies. 

Et souvent, c’est une émotion qui est moins dévalorisée que la tristesse ou la peur. 
Qui elles, sont souvent liées à de la faiblesse. 

(Je dis « souvent », car il faudra nuancer en fonction de la culture familiale dans laquelle vous avez été élevée, mais là je n’ai pas le temps ici de vous parler de ça). 

Pleurer, se sentir triste, déstabilisée… ce sont des marques de « faiblesse » dans notre société. 

Du coup? 

On apprend à cacher. 

Que ce soit en se montrant imperturbable, limite impassible. 

Ou en explosant de colère. 

C’est ce qu’on appelle une « colère-parasite ». 

Elle existe mais ne sert qu’à masquer le vrai problème. 

Parce que le vrai problème est douloureux. 

Et ça, c’est valable qu’on ait 3 ou 30 ans. 

Sauf que quand on ne connaît pas le principe de la colère parasite et qu’on n’apprend pas à la décoder… 

… On verbalise et accompagne une émotion qui n’est pas le fond du problème…
(Et bien souvent, du coup, on met de l’huile sur le feu)

… On ne permet pas alors à l’enfant de reconnaître, verbaliser et assumer ses vrais ressentis… 
(En prime, il ne se sent pas compris)

… On ne lui offre donc pas l’occasion de dépasser cette émotion cachée…
(Il reste prisonnier de son émotion)

… Et il poursuit ainsi ses crises de colères et ses comportements inadéquats

Plus il va grandir et plus il va s’enfermer dans cette colère-parasite, qu’il va projeter sur tout et tout le monde. 

(Je sais de quoi je parle, c’est exactement ce qui m’est arrivé, et j’ai mis des années avant d’accepter l’infinie tristesse que je portais). 

Lorqu’on accompagne l’enfant dans ses ressentis et ses émotions, il est donc très important d’y voir clair. 

De savoir repérer la colère-parasite. 

De ne pas se laisser avoir à la facilité de l’interprétation. 

De décoder correctement ce que l’enfant ressent. 

Parce que lui, en prime, ne sait pas ce qu’il ressent. Ou pas bien. 

Comment faire pour ne pas se laisser avoir? 

… Bien connaître le fonctionnement de l’enfant…

… Prendre le temps de l’observer dans le coin des émotions, pour voir ce qu’il manifeste réellement… 

… Le laisser manipuler les paniers des émotions que vous aurez mis dans votre espace… 

… Et « être ». 

Etre là, dans la chaleur de ce cocon que vous aurez appris à construire, de sorte à ce qu’il se confie. 

Etre là, avec les compétences que vous aurez acquises, pour l’aider à démêler les fils de ses ressentis, et poser des mots. 

Jouer avec lui. 

Lui proposer un panier plutôt qu’un autre. 

Sortir une carte, un jeu… 

Et l’aider à décoder ce qu’il ressent. 

Tout ça? 

Je vous en parle dans mes mails quotidiens, 100% gratuits!

 
Positivement,
 
Victoria