Un truc que je lis souvent à propos des enfants: ils sont trop jeunes. 

Pour comprendre. 
Pour apprendre « ça ». 
Pour faire telle activité. 

Il y a une dizaine d’années, quand j’ai débuté, je trouvais déjà qu’avec cette phrase on limitait les enfants, on les prenait pour des idiots, des imbéciles. 

Qu’on les sous-évaluait. 

Mais lorsque je suis devenue maman, j’ai compris encore quelque chose d’autre. De plus. Par rapport à ce mode de pensée. 

C’est qu’on ne stimule pas les enfants comme ils en auraient besoin.

Parfois trop. 
Parfois mal. 

Mais souvent… pas assez. Ou pas correctement. 

Et c’est un vrai problème, je l’observe quasi quotidiennement. 

Parce que ça les empêche de développer leurs compétences cognitives. 

Je me souviens, lors de mon passage éclair à l’éducation nationale, que je me faisais enguirlander par mon maître de stage car mes exercices et activités duraient « trop » longtemps. 
Qu’il fallait changer toutes les 10 minutes, sans quoi les élèves perdaient leur attention et leur concentration. 

Ce qui m’avait interpellé à l’époque, et question à laquelle je n’ai bien évidemment jamais eu de réponse de la part de ma collègue, c’est: comment peut-on aider un enfant à se concentrer plus de 10 minutes, si on change d’activité toutes les 10 minutes? 

Au-delà de la concentration… ça pose aussi souci au niveau de la persévérance. 
Parce qu’à force de se dire qu’ils sont trop jeunes. 
On ne les challenge plus. 
Notamment dans leur capacité à se dépasser, d’aller au-delà de la difficulté, de persévérer. 
(Comment persévérer quand on nous a prémâché le boulot toute notre vie)

Et troisième problème, et non des moindres… 
La confiance en soi… 

Parce qu’on ne leur transmet pas notre propre confiance. Déjà. 
C’est oublier le message principal de Maria Montessori: croire en eux. Profondément. 
Garder chevillé au corps le principe d’optimisme pédagogique. 
Et avec ça, la notion de mérite. 
Ils méritent qu’on soit « exigent ». Exigent dans le sens de: je sais que tu es capable et je te fais confiance. 

C’est pour ça que je me suis intéressée aux travaux de Maria Montessori pour les touts-petits. 
(Et d’ailleurs même pour les enfants de 3 à 6 ans, 95% de mes stagiaires hallucinent de voir jusqu’où on va avec cette tranche d’âge: écriture, lecture, grammaire, les 4 opérations, les fractions…)

Le but n’est pas d’en faire des petits génies. 
Ce n’est pas une course à la compétence. 
Une démarche élitiste ou je ne sais quoi. 

Non. 

C’est juste du respect. 
De la bienveillance. 

Prendre l’enfant au sérieux. 
Et lui donner les activités et les challenges qu’il mérite. 

Parce que franchement, quand on voit ce qui se vend pour cette tranche d’âge dans les magasins de puériculture ou de jouets, c’est juste pathétique. 

Franchement, ça me met même en colère. 

A quel point on les prend pour des neuneus. 

Pourtant les neurosciences ont prouvé l’importance capitale d’enrichir le milieu des enfants avec du matériel riche, stimulant et challengeant. 
Et les effets d’un environnement trop pauvre sur le développement de l’intelligence. 

Parce que ça empêche d’aller plus loin. 
D’explorer. 
D’apprendre. 

Pour éviter ça, la pédagogie Montessori se base la connaissance de l’enfant, son évolution, ses besoins. 
Elle nous apprend à réellement observer l’enfant pour lui proposer des activités qui sont suffisamment challengeantes. 
Qui le prennent au sérieux. 
Et propose des activités réellement intéressantes pour l’enfant. 
Avec du matériel qui stimule sa concentration, son autonomie, sa confiance en lui, ses compétences motrices. 

Pour savoir quoi présenter, quand et comment? 
Pour ne pas louper le coche de la petite enfance? Et partir du bon pied, dès le départ? 

J’ai créé une formation: Montessori 0-3 ans. 

    Et si vous voulez plus d’astuces, de réflexions et de pistes sur les pédagogies alternatives et les approches bienveillantes de l’éducation, je vous retrouve ici pour les mails quotidiens, 100% gratuits.  

    Positivement

    Victoria