J’ai commencé à lire vos nombreuses réponses à mon mail d’hier, et aujourd’hui je réponds à une question qui est revenue souvent: la thématique des « bras ». 

Il veut tout le temps les bras, dès que je le pose, il pleure. 

Il joue tranquillement, et d’un coup il lui faut les bras, tout de suite. 

Il a besoin des bras pour s’endormir. 

Il ne vous lâche pas, en mode « pot de glue »… et quand vous revenez d’une absence, c’est encore « pire ». 


Vous vous posez pas mal de questions, vous vous demandez si c’est « normal à son âge », « quand ça va passer », « pourquoi il réagit comme ça », « pourquoi c’est encore pire avec moi alors qu’avec papa, il n’est pas comme ça ». 

Vous trouvez ça fatiguant, épuisant, éreintant. Usant pour les nerfs. 

Vous en avez marre aussi des réflexions de votre entourage. 


Si j’ai décidé de commencer par ce sujet ce n’est pas anodin.

Déjà, sans vouloir spécialement vous « rassurer », mais pour vous raconter un peu, c’est quelque chose que j’ai vécu de manière très intense avec ma fille, que je n’ai pas pu poser du tout les 6 premiers mois de sa vie. 

Je l’ai eue en écharpe non stop, H24 collée à moi, jour et nuit. 
A partir de 6 mois, elle a commencé à accepter d’être posée, peu de temps. 
A 18 mois, elle vivait sa vie mais avait encore besoin de longs moments sur moi. 
A 3 ans, elle se détache de plus en plus et c’est une petite fille très autonome. Même si elle a encore besoin de moi toutes les nuits. 

Je sais que ce n’est pas toujours simple. 
Ce qui m’aidait à « supporter »? C’était de me rappeler que ça passera, qu’un jour, elle ne voudra même plus que je l’accompagne quelque part 😉 

Les réflexions des autres ? Je m’en fichais. 
Pourquoi? 
Parce que j’étais sûre de moi. 

Et donc voilà la deuxième raison du pourquoi de ce mail. 

Ce sujet des « bras », de ne pas trop « habituer » les enfants… c’est un sujet touchy, même pour pas mal de pros.  

Trop souvent j’entends encore que les parents « habituent mal » leurs enfants, que c’est « de leur faute » s’ils ne peuvent pas se passer des bras. 

Vraiment? 

Bien sûr que non. 

Ce n’est pas de votre faute si votre enfant veut les bras. 

Vous n’habituez jamais mal votre enfant en répondant à ses besoins.

BREAKING NEWS: quand le bébé vient au monde, il est 100% dépendant de ses parents. 

Il va créer avec les personnes qui prennent soin de lui un lien d’attachement. 

Et ce qu’il faut comprendre dans ce lien d’attachement, c’est qu’il est constitué de deux phases. 

Dans la première phase, l’enfant va remplir son réservoir affectif. 

Et lorsqu’il est plein? 

Automatiquement, il se « détache » de nous.

Je le répète: automatiquement. 

Parce que l’Homme est conçu pour développer son autonomie. 

S’il ne se détache pas? C’est qu’il n’est pas prêt. 
Si on le détache quand même? Ce n’est pas un détachement… mais un arrachement…. et ça, ça crée de sacrés dégâts (émotionnels, psychologiques…)

Quand il est prêt, il entre dans la deuxième phase. 

Celle où il explore, vit sa vie, joue, apprend… 

Et vous savez quoi? 

Il ne peut pas se détacher sans s’être attaché au préalable. 

Quand il se détache? 

Il consomme de l’énergie. 

Et se retrouve, à un moment donné, à « vide ». 

Il aura besoin de faire le plein à nouveau. 

C’est pile LA où il va vous demander les bras. 

Plus un enfant est petit et plus ce cycle est court. 

Plus il aura besoin de phases d’activation longues (ces moments où il est à bras) et sera capable de rester très peu longtemps en phase de désactivation (ces moments où il joue tout seul, où vous pouvez le poser). 

Plus il grandit et pus il aura des phases de désactivation longues. 
Et moins il aura besoin de proximité physique pour se « recharger ». 

Jusqu’à 5-6 ans, ces besoins d’attachement sont impérieux et comprendre ce qu’il se passe est vraiment important pour reconnaître et couvrir les besoins d’un jeune enfant. 

Il s’agit de toutes les fondations de sa vie, de sa confiance en lui, mais aussi de sa capacité future à « apprendre ». 

Et oui, le travail scolaire, les apprentissages… il faut avoir l’énergie de s’engager pour tout ça. 

Les fondements de ça se trouvent dans un attachement « sécure », c’est à dire la réponse rapide et surtout adéquate aux besoins d’attachement du jeune enfant. 

Offrir un attachement sécure à l’enfant, c’est lui donner la chance d’avoir les fondements nécessaires de sa confiance en lui, de son bien-être et de ses apprentissages futurs. 

Offrir un cadre émotionnellement sécurisant aux enfants, ce n’est pas vivre dans le monde bisounours. 

Il s’agit de connaître et de comprendre le fonctionnement du lien d’attachement, pour avoir les pratiques adéquates en fonction des besoins des enfants. 

Et ce fonctionnement est rarement transmis, dans les maternités ou même dans les formations professionnelles. 

D’ailleurs, je me souviens d’Anne, qui m’a dit après une journée de formation sur le sujet de l’attachement: 
« Mais pourquoi ça n’est pas expliqué dans les maternités ?!? ». Elle avait eu deux enfants, devenus grands, et la formation lui avait permis de reconsidérer tout un tas de situations vécues, mal vécues car incomprises. Et lui a donné les clés pour mieux accompagner les parents des enfants qu’elle gardait désormais. 

Avec le déconfinement et le retour à la crèche/la nounou ou l’école… il faut faire attention à ne pas provoquer d’arrachement, justement. 

Comprendre comment fonctionne l’attachement pour répondre au mieux à ses besoins et ne pas créer de séquelles chez les enfants.

Favoriser sa confiance en lui et son bien-être. 

Ce fonctionnement, il est essentiel à comprendre, à décoder et à soutenir. 

Ce fonctionnement, je l’ai expliqué à Anne en formation. Et c’est ça qui a provoqué chez elle tellement d’émotions, d’eurêka et de clés de compréhension. 

La formation que Anne a suivie? 

Je l’ai enregistrée il y a quelques temps de cela. Et j’avais envie de la remettre à l’honneur. 
Parce que c’est d’actualité, et parce que ça reflète bien vos questionnements du moment. 

Ce programme contient 3 vidéos accessibles à vie qui vous donneront en moins de 3 heures: 

  • Les arguments concrets et irréfutables pour répondre à ceux qui remettent question vos pratiques
  • La confiance en vous et en ce que vous faites pour aider l’enfant à poser les fondements essentiels à sa vie
  • Les clés de compréhension sur les comportements de l’enfant
  • Les éléments pour vous rassurer et mieux vivre les diverses situations que vous traversez
  • Les explications sur « pourquoi c’est plus facile avec papa ou plus difficile avec maman ».

Vous pouvez récupérer tout ça ici à un tarif volontairement bas, pour que le message soit un maximum transmis…. et offrir aux enfants des racines (attachement) et des ailes (détachement). 

Positivement,

Victoria