Crises, hurlements et agressivité… 

La première fois que j’ai été confrontée à ce type de comportements dans ma classe, je me suis retrouvée un peu bête. 

Impuissante. 
Et désarmée. 

Parce que je savais que je ne voulais pas faire asseoir le gamin sur la « chaise de la réflexion », une pratique super courante. 

Pour moi, c’était une aberration ce truc. Et ça l’est toujours. 

Sous couvert de « ne pas punir », il y a pleins de blogs, pro etc qui vont vous conseiller ce truc.

Ou comment laver sa conscience… mais sans franchement faire mieux que ce qu’on faisait avant. 

(Du coup, pas besoin de continuer à lire si vous êtes fan de cette méthode et que vous ne comptez pas en changer, ça ne sert à rien. Ou alors c’est que vous êtes maso. 
Par contre, si vous êtes prête à vous remettre en question, alors allez, on continue)

COMMENT un enfant de 3, 5 ou même 7 ans pourrait, en s’asseyant sur une chaise rouge, comme par miracle, se dire: 

« oh la la, là j’ai carrément déconné, la pauvre Caroline, elle a dû se sentir vachement agressée quand je lui ai tapé dessus. Ce que j’ai fait n’est pas très respectueux et digne d’un être empathe, je m’en vais immédiatement lui présenter mes excuses et la prochaine fois que je sentirai la tension monter, je repenserai à cet espace de paix et d’amour qu’est la chaise de la réflexion tout en faisant mes exercices de respiration pour m’aider à garder le calme en moi… »

Ouf…

Un instant, je respire là…

.

Punaise, mais sérieusement quoi. 

Le pire? 

C’est que cette chaise de la réflexion, elle est très souvent conseillée par des PSYS. 

NON MAIS ALLO!!!

La chaise de la réflexion, le time out… même sans appeler ça la table des punis ou je ne sais quoi… c’est un truc à OUBLIER. 

Ben oui. 

A ou-bli-er. 

« Oui, mais c’est pas vraiment une punition »
(Nan, le gamin il est exclu du groupe, classe ou famille, mais c’est pas une punition hein!)

« ça lui permet de réfléchir à ce qu’il a fait »
(Que dalle… ça lui permet rien du tout à part ressentir de la colère, de l’injustice et nourrir chez lui des émotions pas du tout constructives)

« oui, mais on ne peut pas tout lui passer et ne rien faire ».
Ok, là je suis d’accord. 

Mais est-ce que pour autant ça veut dire que la chaise de la réflexion est la seule solution? 

Qu’il n’y a pas plus respectueux? 

Et surtout…

Plus efficace??? 

(Parce que bon, hein, le gamin qui recommence ses conneries ou ses agressions dès qu’il est sorti de la chaise de la réflexion, ce qui arrive tout le temps faut pas se leurrer, c’est quand même la preuve que c’est pas des masses efficace ce truc!)

Bon, comme vous pouvez le constater, le sujet m’énerve un chouilla. 

Le pire je crois c’est quand des parents me disent: ah, c’est le psy qui nous a dit de faire ça. 

Parce que le psy, il est censé savoir ce que j’ai vous dire maintenant. 

Un gamin qui fait des conneries, qui est agressif, qui a des comportements inadéquats et inappropriés… 

Il n’a pas ces comportements-là pour rien. 

C’est un message de quelque chose. 

Un message qu’il ne sait pas exprimer autrement, avec des mots par exemple. 

ça ne veut pas dire que vous devez instantanément deviner de quoi il s’agit et toujours savoir ce qu’il en est.  

Personnellement, je ne sais pas toujours ce que les enfants essaient de me dire, ou de dire à leurs parents qui viennent me voir en coaching. 

Je ne suis pas devin. Même si j’ai 13 ans d’expérience et que ça aide. 

Parce que comme je ne voulais pas punir ou mettre les gamins sur la chaise de la réflexion je me suis formée. 

N’oubliez jamais: il y a un message. 

Quoi comme message? 

Il existe plusieurs familles de messages. 

Ces familles nous aident à avoir une grille de lecture des comportements des enfants. 

Pour mieux décoder leurs messages. 

Mieux les comprendre. 

Et donc, à adopter les réponses qui seront bienveillantes et efficaces. 

Sans crier. 

Sans punir. 

Sans chaise de la réflexion.  

Par contre, en jouant un peu le jeu: 

A savoir: 

… Faire l’effort d’apprendre les clés essentielles du comportement de l’enfant, en fonction de son âge et de son stade de développement. 
(On est bien loin de l’astuce magique hein, ça, ça n’existe pas)

… Accepter de se remettre en question, parce que ça pique mais c’est pourtant vrai: nous avons toujours une part de responsabilité dans l’histoire. 
(ça ne veut pas dire que vous êtes coupable de quoi que ce soit ou que vous êtes un mauvais parent… bien sûr que non… mais il est illusoire d’espérer un changement en continuant à faire ce que vous faites depuis toujours.)

… Vous entraîner pour repérer les messages, les décoder correctement et proposer une solution en adéquation avec le message que vous aurez compris. 
(Donc là aussi, pas de solution toute faite! Pour autant, ça ne veut pas dire que c’est compliqué: il suffit d’avoir les bonnes grilles de lecture et les clés de compréhension qui vous sont données dans la formation. Avec ça, tout devient plus facile. Même si je ne pourrai pas faire le travail à votre place). 

… Essayer de nouvelles choses, suivre mes propositions tout en les adaptant à votre situation personnelle. 
(Je peux vous guider pour ça pas à pas)

Vous vous sentez prête? 

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Positivement,

Victoria