Aujourd’hui, ma fille a eu trois ans.

Ce n’est plus un bébé. 

Elle a même fait sa première rentrée il y a quinze jours (dans notre centre d’apprentissages, bien évidemment). 

Le temps passe. 

Mais à l’occasion de cette série de mails sur la motricité libre et de son anniversaire, je me suis souvenue de ses premières heures, premiers jours, premiers mois. 

Autour de moi, et toute l’année, il y a toujours au moins une femme qui s’apprête à devenir maman.

Et ce qui m’interpelle souvent, sans jugement naturellement, c’est la liste de naissance. 

Lorsque ma fille est  née, j’ai acheté… un siège auto, une écharpe de portage, quelques couches et une peau de mouton. 

C’est tout. 

Vraiment. 

Les vêtements m’ont été donnés par un réseau d’amies (nous faisons tourner les vêtements en fonction des naissances). 

Elle a toujours dormi avec nous, donc pas de lit. 

Je lui changeais sa couche là où je me trouvais, donc pas de table à langer. 

Je l’ai baignée en bain libre, donc pas de baignoire en plastique. 

Je l’ai allaitée jusqu’au sevrage naturel (il y a quelques semaines à peine), donc pas de biberons. 

Je l’ai portée, et n’ai acheté sa première poussette qu’il y a quelques mois. 

Je l’ai laissé évoluer en motricité libre, donc je n’ai pas acheté de transat, de parc, de chaise haute ou pire, de trotteur. 

Cela ne veut pas dire que tout le monde doit faire comme moi, naturellement. 

Chaque famille doit trouver son équilibre. 

En fonction de son contexte. 

Mais c’est pour vous dire. 

Lorsque l’on s’intéresse à la motricité libre… 

Nous faisons d’ENORMES économies!!!!

Je me souviens être entrée dans un magasin de puériculture en fin de grossesse, pour le fameux siège auto… 

La vendeuse a fait son job: elle a essayé de me vendre des trucs inutiles. 

J’ai dit non merci, poliment. 

Elle n’a pas lâché l’affaire. 

J’ai donc résumé en une phrase ma démarche de façon à ce qu’elle comprenne qu’insister était inutile et que je ne lui achèterais pas de tapis d’éveil ou de mobile sonore. 

Sa réponse? 

« Vous êtes bizarre ». 

Avec une moue à moitié dégoûtée, à moitié effrayée. 

Je n’ai pas relevé la remarque désobligeante. 

J’ai pris mon siège-auto, pour lequel je ne lui avais pas demandé conseil. 

Je savais ce que je voulais. 

Ce fut la goutte d’eau pour elle. 

Et lors de l’encaissement, elle me dit: 

« M’enfin, de toute façon,  il n’est pas encore là. Quand vous accoucherez, vous verrez ce que ce sera. Avant on a des principes, après on a des enfants hein!!! »

Je la dérangeais. 

Ce n’était pas seulement le fait qu’elle ne ferait pas de bénéfice avec moi. 

J’avais la sensation qu’elle était vraiment décontenancée. 

Ma fille est née. 

J’ai gardé mes principes, et j’ai naturellement adapté certaines choses pour répondre à ses besoins. 

Trois ans après, je peux dire aujourd’hui: Avant j’avais des principes… et je les ai gardés. 

La motricité a fait partie de ces principes. 

Et mon portefeuille m’a remercié!

Pour autant, la motricité libre, ce n’est pas seulement poser un bébé au sol et attendre que quelque chose se produise.

Je vois souvent cette croyance là. 

La motricité libre… c’est

… Observer un enfant au travers des étapes de son développement moteur

… Lui donner un coup de pouce uniquement si nécessaire, et sans entraver son développement

 … Aménager un espace favorisant la motricité mais qui soit sécurisé et sécurisant pour le bébé

… Interagir avec lui de façon à le soutenir dans ses apprentissages

… Et bien sûr, éviter les stimulations trop précoce ou tout ce qui entrave ses mouvements

 

Sans parler de se sentir suffisamment outillé pour tenir face à l’entourage, qui lui, est inquiet. 

Ou se demande comment cet enfant apprendra à marcher si vous ne le lui montrez pas. 

Alors je vous propose de me retrouver dans mes mails quotidiens, 100% gratuits, je vous y donne mes astuces pour pratiquer la motricité libre au quotidien. 

Positivement,

Victoria