Maria Montessori a créé un matériel riche et pertinent, qui aide les enfants à apprendre plus facilement. 

Notamment grâce à deux principes:

Principe 1: Une démarche sensorielle, qui permet à l’enfant d’appréhender n’importe quel concept concrètement. 
(Et donc de mieux le comprendre)

Principe 2: Une stratégie de progression, qui offre aux enfants l’opportunité d’apprendre de façon logique. 
(Et c’est pour ça qu’en formation j’insiste autant sur la progression que sur la présentation de chaque activité!)

Si on maîtrise ces deux principes et qu’on les applique dans le respect des lois naturelles du développement de l’enfant? 

C’est là que la pédagogie Montessori donne le meilleur d’elle-même. 

Mais malgré tout, il arrive que les enfants n’accrochent pas avec certains matériels. 

Ou qu’ils finissent par se lasser. 

Ou alors ils ne s’y posent pas « suffisamment » pour que l’apprentissage ait lieu. 

En coaching ce matin avec une maman que j’accompagne dans l’instruction en famille de ses enfants, je l’ai encore constaté: 

Son fils ne pense qu’à jouer. 

Et sa fille pourrait passer sa journée à dessiner. 

Alors si vous me lisez depuis quelques temps, vous le savez: je suis contre les plans de travail, le fait d’imposer à un enfant de travailler. 

Parce que ok, il va s’exécuter… 

Mais ce n’est pas comme ça qu’on va lui donner envie d’apprendre. 

Et surtout d’apprendre pour les bonnes raisons. 
(A savoir pour lui, pas pour faire plaisir ou avoir une bonne note). 

A ce stade-ci, je sais ce que vous vous dites: oui, mais… 

Oui, mais il faut bien qu’ils apprennent. 

Oui, mais il il y a l’inspection. 

Oui, mais l’instit veut…

Oui, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. 
(Phrase que je n’ai jamais comprise d’ailleurs…)

Sauf que… 

Quand les enfants sont réellement libres…
C’est-à-dire:
Pas d’emploi du temps.
Pas de plan de travail.
Pas de devoir à la maison.
Pas d’évaluation.
Pas de pression.

ET

Quand ils évoluent dans un environnement suffisamment riche…
C’est-à-dire:
Avec du matériel à disposition. 
Du matériel répondant aux intérêts de l’enfant. 
Des propositions diverses et variées. 
Des stimulations de toutes leurs intelligences. 
Le tout dans un environnement joli et harmonieux. 

Vous savez quoi?
Ils apprennent!!!

Et ils apprennent même super bien!!!

Quand un enfant ne veut pas s’y mettre, la première chose à faire c’est de vérifier s’il n’y a pas un couac dans tout ça. 
(Je l’ai déjà dit: Quand une fleur ne fleurit pas, on corrige l’environnement, pas la fleur!)

En discutant avec cette maman ce matin, toutes ces réflexions me sont donc revenues. 

Elle cherchait un moyen d’attirer les enfants vers le matériel. 

Il existe différentes stratégies, que je vous dévoilerai prochainement dans une séquence dédiée à « Montessori à la maison ». 
(Parce que le contexte est différent en classe et à la maison). 

Ce que j’ai dit à cette maman? 

En réalité je lui ai raconté un souvenir. 

Je me suis souvenue de cette petite fille, dans le jardin d’enfants Montessori qui était mon lieu de stage, il y a 12 ans. 

Quelques semaines auparavant, elle ne touchait quasiment plus au matériel sensoriel. 

Etonnée qu’elle y retourne, je l’ai donc attentivement observée. 

Elle a réalisé son travail. 

Puis a été prendre un panier avec des coquillages et un autre avec des galets en verre…

Et elle a commencé à les disposer harmonieusement sur la construction qu’elle venait d’imaginer avec les barres rouges.

En tant qu’observatrice, j’ai adoré la voir prendre autant de soin pour alterner les galets en verre et les coquillages. 

Cette activité lui a pris 20 bonnes minutes. 

Certains pourraient dire que « ce n’est pas Montessori ». 

Pour moi, cette expression ne veut pas dire grand chose… 

Et Montessori n’a jamais été un dogme pédagogique. 
(En tout cas elle ne devrait pas l’être).

Une fois qu’elle a eu terminé, elle a laissé sa construction pendant quelques minutes. 

Pour que les enfants qui passaient dans le coin puissent regarder ce qui avait été construit. 

Et puissent se laisser emporter émotionnellement par la richesse de ce décor. 
(C’était vraiment incroyable, et on ressentait tout l’amour qu’elle y avait mis). 

Ensuite, elle a rangé le tout, et s’est dirigée à une table. 

Sur cette table, d’autres coquillages, galets, pompons et bouchons de liège. 

Un set de table rond. 

Un miroir. 

Il s’agissait d’une provocation Reggio. 

Elle a de nouveau pris 30 bonnes minutes pour alterner, harmonieusement, les Loose Parts à disposition. 

Concentration. 

Liberté de choix. 

Enrichissement du milieu. 

L’approche Reggio est tellement fondamentalement basée sur les mêmes principes que la pédagogie Montessori, qu’elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau. 

A part le matériel. 

Sinon, la vision de l’éducation, de l’enfant et de la posture de l’adulte se ressemblent en tout point. 

Le matériel? 

Il est carrément complémentaire.

J’ai raconté tout ça à cette maman. 

Pour l’aider à mieux comprendre la situation qu’elle vivait avec ses enfants, et lui faire comprendre que souvent, c’est en sortant de son axe qu’on peut y rerentrer.

Du coup? 

Elle se lance dans les Loose Parts. 

Vous la rejoignez? 

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Positivement,

Victoria