Il y a quelques temps, Laetitia, des Carnets de Céleste, est venue faire une interview de moi sur la motivation des enfants. 

ça m’a fait marrer de lire le mail, dans lequel elle présentait ladite interview aux personnes qui la lisent. 

Pourquoi? 

Parce que voici ce qu’elle a pensé de l’interview: 
Son approche lumineuse et ses quelques suggestions pratiques sont aux antipodes de nos attentes, mais quel régal !!!

Aux antipodes de nos attentes. 

Voilà ce qui m’a fait sourire. 

Et c’est vrai, je peux le concevoir… 

Parce que dans une société « Paracétamol », on a souvent l’habitude d’avoir des solutions « directes » à nos problèmes. 
Et c’est pas un jugement hein! Je veux dire, là, par exemple, j’avais mal au dos (fin de grossesse oblige), bah je suis allée chez mon osthéo pour aller mieux. 

C’est humain. 

Sauf que quand on travaille avec des enfants ou qu’on a des enfants… et qu’on veut leur offrir un environnement riche, stimulant, bienveillant… faire en sorte qu’ils grandissent en développant leurs pleins potentiels… on ne peut pas prendre une pilule magique et bim! tout va mieux. 

Que ce soit pour

  • Doper leur motivation
  • Prévenir et apaiser les crises émotionnelles
  • Les aider à sortir de comportements « inadéquats » ou agressifs
  • Favoriser leurs apprentissages
  • Développer leur créativité

Le problème, souvent, ce n’est pas les capacités de l’enfant, son caractère ou ses phases de développement… 

Le problème, bien souvent, c’est nos attentes. 

Pourquoi? 

Parce qu’elles nous empêchent de voir quel est le « vrai » problème. 

Et donc de trouver la « bonne » méthode pour le régler… et l’appliquer correctement… ou accepter la situation en se disant que ça va passer tout seul. 

Exemple? 

Un bébé de deux mois qui se réveille plusieurs fois par nuit. 
Ok, c’est dur… mais c’est normal. 

Un enfant qui s’oppose à 18 mois ou 3 ans. 
Normal aussi quand ça dure quelques jours. Par contre, si ça perdure, on va vouloir trouver une solution pour qu’il coopère. Mais si on ne cherche qu’à le faire coopérer, ça ne va pas fonctionner. 

Un enfant de 6 ans qui a du mal à lire. 
On va donc tester des méthodes pour qu’il apprenne… mais est-ce qu’on s’est posé la question de sa motivation? De son besoin? De son urgence? Est-ce qu’on n’est pas, finalement, resté centré que sur… nos attentes à NOUS? 

Nos attentes nous empêchent bien souvent de poser le problème correctement. 

Et comme on prend le problème dans le mauvais sens, c’est ça qui finit par créer le problème!

Je vous laisse y réfléchir 😉 

En attendant, je vous retrouve toujours ici dans mes mails quotidiens, 100% gratuits, pour faire le plein d’idées, de ressources et de réflexions sur les pédagogies alternatives et la bienveillance éducative. 

Positivement

Victoria