Le matériel Montessori à oublier complètement si vous voulez que vos enfants ou vos élèves trouvent leurs idées par eux-mêmes et ne se contentent pas de copier bêtement ce qu’ils voient ou entendent. 

 

Vous le savez, si vous me lisez depuis au moins 15 jours:

J’adore écrire. 
(Sinon je ne pourrais pas vous écrire chaque jour comme je le fais)

C’est une des façons que j’ai d’être créative.

(On est tous créatifs, mais chacun à sa manière, vous vous souvenez?)

Je suis aussi passionnée d’art. 
(Je fais de la peinture depuis… toujours)

Et d’éducation, de pédagogie, de parentalité. 
(J’espère que ça s’est un peu remarqué quand même…)

Forcément, en étant connectée à ma créativité et aimant la pédagogie Montessori…

Il y a une activité Montessori qui m’a toujours laissée… perplexe. 

Que je n’ai jamais mise dans mes classes. 

Que je n’ai jamais aimée. 

Que j’ai toujours questionnée. 

Et qui ne m’a jamais convaincue. 
(Ou du moins, pas telle qu’elle est présentée et pour les objectifs qui lui sont attribués)

C’est la table à dessin. 

De quoi s’agit-il? 

D’une table. 

Sur laquelle nous sommes censés poser un objet. 
(Genre une pomme, un vase, une cuillère…)

Eventuellement une image ou un livre présentant une oeuvre d’art en lien avec l’objet. 

Du papier. 

Des crayons de couleurs, de l’aquarelle ou de la gouache. 

Le principe d’utilisation à montrer à l’enfant? 
Dessiner ou peindre l’objet qui se trouve sur la table. 

Bon… pour être claire: 

Franchement, je ne comprends pas le délire de Maria Montessori sur ce coup-là. 

Parce qu’il n’y a strictement AUCUNE créativité à copier une pomme ou un vase. 

Travailler la concentration. OK. 

Apprendre la composition d’un objet de manière très précise. OK. 

Développer son sens du détail. OK. 

Si ça vient de l’enfant, qu’il se choisit un objet, se pose et cherche à le reproduire minutieusement, comme André Stern et les appareils photos, parce qu’il est passionné? Mille fois OK. 

Est-ce que ça veut dire qu’on doit bannir ce matériel? 
Pas forcément. 

Mais est-ce que ça va développer la créativité? 
Puisque c’est de cela qu’on parle cette semaine. 

Non. 

Donc la table à dessin peut être une table d’étude, qui propose l’analyse minutieuse d’un objet.
On peut y mettre une loupe, un microscope, du papier et un crayon. 
Et puis un disque dur d’ordinateur, une feuille séchée, un morceau d’écorce…

Mais ce n’est pas une activité créative. 

Et je n’ai donc jamais aimé cette activité dans son utilisation première.

Comme dit plus haut, je ne l’ai jamais installée dans ma classe. 

Par contre, je l’ai détournée. 

Pas seulement en table d’étude… mais en table réellement créative.

C’est-à-dire en un espace non pas de copie mais qui….

… inspire l’enfant sans l’enfermer dans une réalisation X. 
(ça veut donc dire que toutes les productions seront différentes d’un enfant à l’autre, d’une exploration à l’autre. Et c’est vraiment là que les enfants sont libres de créer). 

… lui permette d’utiliser plusieurs techniques créatives, de sorte à ce que chacun y trouve son compte et qui n’enferme pas dans une réalisation à reproduire. 

Pour créer une table d’inspiration comme celle-ci? 

L’idée c’est de faire évoluer votre étagère créative. 

Elle peut aussi la remplacer, si vous n’avez pas beaucoup de place chez vous ou dans votre classe. 

Pour cela? 

 

Ce qu’il faut, c’est comprendre: 

… La stratégie issue de l’approche Reggio et absolument compatible avec la pédagogie Montessori pour transformer la table à dessin en table à inspiration
(Et du surtout éviter que l’enfant entre dans de la copie absolument contre-créative)

… La structure idéale d’une table à inspiration pour que les enfants s’y intéressent et l’utilisent, sans pour autant la détruire en 2 minutes

… La méthode pour l’animer et la rendre vivante. 
(Je vous parle aussi de mon gros flop de l’année dernière, comment j’ai changé mes propositions et pourquoi ça n’a pas fonctionné)

… Comment la faire évoluer en fonction des intérêts, des saisons, des thèmes que vous abordez. 

Je vous en dis plus ici dans mes mails quotidiens (gratuitement).  

Positivement,

Victoria