Aujourd’hui, on va parler d’école. 

Sujet complexe.

Voire bouillant en ce moment, avec le président français qui veut la rendre obligatoire. 
(Non, elle ne l’était pas jusque là, c’est l’instruction qui l’est)

Alors accrochez-vous bien. 
Parce que je préviens: ça va piquer un peu. 

Si vous êtes comme bon nombre des gens, vous avez un souvenir entre le « moyen bof » et le « ça va » de ce truc qu’est l’école. 

Attention: perso j’ai été dans la catégorie « ça va ». Même « ça va plutôt pas mal ». Je n’ai pas « mal » vécu l’école, au contraire!
Même si comme tout le monde, j’ai eu des profs plus ou moins humains et compétents.
Ce que je veux dire, c’est que ce ne sont pas les mots d’une frustrée de l’école qui vont venir 😉 

L’école, pour beaucoup, c’est quand même le moment un peu obligé de l’enfance. 

Pas forcément pénible.
Ou carrément dur. 
En fonction du vécu. 

Des bons souvenirs, on en a. 

Surtout des cours de récré. 

Des copines. 

Du Nokia 3310.

Des mots qu’on se fait passer. 

Ou des épisodes de Friends qu’on se racontait. 

Même d’un prof ou deux, qui ont carrément changé la donne, le temps d’une année, ou pour toujours. 

Mais la remise des interros, la note donnée devant tout le monde, les copies remises dans l’ordre. 

Du meilleur au pire. 
Ou du cancre au premier de la classe. 
En fonction du mood du prof. 

Ce classement…
Aujourd’hui, 10, 15 ou 20 ans après, on en garde quoi? 

Bah, on a survécu vous me direz. 

Oui, c’est sûr. 

On a survécu. 
On a quitté l’école. 
On s’est mis à bosser. 

Et là, c’est encore une autre histoire. 

Mais c’est pas parce qu’on a survécu que c’est une raison pour ne pas faire bouger les choses. 

Pour ne pas secouer les vieilles habitudes et leur faire la peau. 

On est d’accord? 

Parce que l’école, aujourd’hui, est dépassée. 

Je ne parle pas des enseignants. 
En tout cas pas de tous. 
Parce que la grande majorité se bouge sacrément et se démène pour leurs élèves avec passion. 

Je parle de l’institution. 

Elle l’était déjà à notre époque, dépassée. 

Mais comme elle n’a pas beaucoup changé… 
(Et que ce n’est pas les quelques changements qui ont fait bouger le mammouth)

Que le monde, lui, a radicalement viré de bord ces trente dernières années… 

Alors, oui, j’ose le dire: l’école est dépassée. 

Le système est has been. 

Historiquement, l’école a été créée pour une seule chose. 

Et ça, faut pas l’oublier. 
(Surtout avec la volonté politique française actuelle, un peu de mise en contexte ne fait pas de mal)

Fabriquer des ouvriers. 

Des citoyens aptes au travail. 

Qui vont appliquer des consignes. 
Faire ce qu’on leur dit. 

*

Je fais une pause 5 minutes, pour vous proposer de réfléchir à un truc hyper important. 

Vous allez voir après pourquoi je vous raconte ça. 

*

Avoir une bonne note, ça veut dire quoi? 

Essayez de répondre vraiment à cette question avant d’aller plus loin: 
Qu’est-ce qui différencie le 18/20 du 5/20? 

Non, ce n’est pas d’avoir mieux appris et retenu la matière. 

Non, ce n’est pas une question d’intelligence. 

Non, ce n’est pas une question de mémorisation non plus. 

C’est une seule et unique chose: 
Avoir été apte à comprendre ce qui nous est demandé, 
Et refourgué la came tel qu’il a été demandé. 

POINT. 

Rien à voir avec votre culture générale, votre compréhension du truc ou votre opinion personnelle sur le contenu en question. 

Uniquement votre capacité à… comprendre et vous conformer à une consigne. 

C’est tout. 

Bon. 

Si vous avez lu mon mail de lundi, vous allez peut-être des liens… avec ces bricolages… qui ne sont que du suivi de consigne…

Bref. 

L’école, donc. 

Prévue, historiquement, pour produire des ouvriers et préparer le peuple au travail. 

Ok, c’est déjà pas glam glam. 

Mais il y a un autre truc. 

C’est que, telle est qu’elle fichue actuellement, elle ne prépare pas à grand chose à part au travail des années 30 ou 50.

Parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le monde du travail a changé en 50 ans. 

A l’époque de nos grands-parents, on rentrait dans une boîte, on y faisait sa carrière et on prenait sa retraite. 

Aujourd’hui, avec la génération Y et suivantes, ça bouge. 

De nouveaux métiers ont été créés. 

On peut changer d’orientation professionnelle à 40 ans et plus si on veut! 

Le Monde d’aujourd’hui est fondamentalement différent de celui d’hier. 

Que l’on trouve ça bien ou que l’on pense que c’était mieux avant. 
C’est comme ça. 

Sauf que l’école est restée quasiment la même, elle. 

Du coup, on se retrouve avec de plus en plus de gamins laissés sur le bas côté de la route. 

Et ceux qui n’ont pas été largués en route? 

Ils ont probablement fait des études, voire des études universitaires. 
(Comme moi)

Puis, un jour, ont débarqué dans le monde du travail. 
(Comme beaucoup de monde)

C’est là que ça se corse. 
(Yep, perso, c’était la douche froide)

On y arrive. 

Parce qu’on est d’accord: l’école et le monde du travail… ça n’a quand même pas grand chose à voir!!! 

Et ce n’est pas parce que les enfants sont bardés de diplôme, qu’ils vont mieux s’en sortir. 

Ce n’est pas une question de manque d’effort, d’endurance, de volonté ou d’intelligence. 

Au contraire, intelligents, ils le sont. 

Mais penser équipe, prendre des initiatives, sortir des process appris à l’école, modifier ses projets, se mettre  la place du client, être ouvert au changement… ça c’était autre chose. 

Alors bon, si vous êtes comme moi, vouloir que les enfants s’intègrent absolument dans une société qui prend peu en compte l’humain, voire qui le rend malade, c’est pas forcément votre délire numéro 1. 

Sauf que. 

Ce que j’ai compris en discutant avec des managers soucieux de leur équipe, c’est que leurs problèmes avec leurs collaborateurs vont bien au-delà d’une difficulté d’adaptation au poste de travail. 

C’est un problème de… créativité. 

Et c’est logique, finalement. 

L’école formate les cerveaux, elle ne crée pas ou peu des êtres créatifs. 

(Rappelez-vous l’histoire de la note…)

Pourtant, dans la vie, on a plutôt intérêt à être créatif. 

Pour mieux vivre l’imprévu. 

Trouver des solutions lorsque l’on est face à un problème. 

Inventer une solution innovante à un problème de société, pour soulager les gens. 

Bref, sortir de la pensée paralysante de « on a toujours fait comme ça ». 
(Qu’est-ce que je déteste cette phrase!)

Et puis, surtout, dessiner son propre chemin de vie. 

Oser sortir des carcans et des chemins tracés pour nous. 

Prendre des risques. 

Suivre notre voie. 

Ecouter notre intuition et changer, quand la situation ne nous convient pas. 

Des gens comme James Dyson (les célèbres aspirateurs sans sac), Tom van der Bruggen (les célèbres Kapla), Coco Chanel ou même Mark Zuckerberg. 

Ces gens-là sont sortis des sentiers battus. 

Ils ont été acteurs de leur vie. 

Ils n’ont pas subi. 

Ils n’ont pas cru qu’ils n’avaient « pas le choix ». 

Ils sont restés ouverts et connectés à leur être profond. 

Au monde qui les entoure. 

Ils ont osé. 

Ils ont persévéré. 

Comment faire alors pour que les enfants deviennent comme ça? 

Cette question, je me la suis posée il y a longtemps. 

Quand j’ai commencé à enseigner et que j’étais abattue de voir ce conformisme, qui me terrifiait. 

Quand j’ai cherché, ensuite, une manière satisfaisante pour moi d’amener de la créativité dans ma classe Montessori. 

Autrement qu’avec cette fichue table à dessin qui ne me plaisait pas. 

Je me suis formée à pleins de trucs différents, j’ai essayé des trucs improbables. 

Et de ces années d’essai, j’ai développé une méthode en 5 étapes, basée sur la pédagogie Montessori.. 

5 étapes pour faire de nos enfants les créateurs de demain. 

Je ne parle pas de créer le nouveau Picasso. 

« Juste » des adultes flexibles, ouverts, dynamiques, proactifs, intuitifs, spontanés… heureux, en fait. 

J’entends souvent que la société est difficile et qu’il faut que les enfants s’adaptent à ce monde malade. 

Et si on renversait la vapeur? 

Et si on préparait aujourd’hui le monde de demain? 

Et le monde de demain n’a pas besoin de gens plus compétitifs, plus intelligents, plus combatifs. 

Il a besoin de gens plus créatifs. 

Crème chantilly sur la cerise du gâteau?

C’est facile à mettre en place… à condition de remettre en question ce que l’on fait déjà. 

Quand on a compris les facteurs de développement de la créativité de l’être humain. 

La psychologie de la créativité. 

Pour mettre le doigt sur les facteurs favorisant le développement de cet esprit flexible, ouvert et dynamique. 
En mode profiler.

Puis, appuyer sur les bons boutons pour provoquer une réaction en chaîne positive: structurer sans limiter, libérer sans que ça ne soit le chaos…. 

Quel matériel mettre en place, comment, comment le faire évoluer. 

Je vous en dis plus dans mes mails quotidiens. 

Positivement,

Victoria