Souvent, avec les enfants, le problème n’est pas le problème. 

Mais la réaction à un problème. 

Le manque d’autonomie, de motivation, de concentration, de coopération, de sérénité… que vous pouvez rencontrer… ça montre en réalité une chose. 

Que l’enfant est en réaction. 

Et c’est une chance, en réalité !

Une chance de mieux comprendre et donc de résoudre le problème… si on accepte la leçon.

Dans ma vie, c’est toujours les enfants qui m’ont fait avancer. 

Je me souviens de certains d’entre eux, particulièrement, qui ont été de grands maîtres pour moi. 

Qui m’en ont mis, sans le vouloir, plein la figure. 

Qui m’ont offert des enseignements de dingue!!! 

Et qui m’ont permis d’avancer… et de vous aider.

Je vais vous parler d’un tout petit bout de 2 ans qui m’a donné une leçon MAGISTRALE sur mon authenticité et les trucs qu’on répète comme ça, sans s’en rendre compte, hérité de je ne sais où (enfin si, je sais)… et qui perpétuent un système qui va être à l’origine de pas mal de problèmes. 

J’étais toute jeune, en job d’été dans une structure petite enfance. 

Du haut de ses 2 ans, il vient me voir, avec un dessin qu’il venait de faire. Un dessin d’un enfant de 2 ans. 

Je lui ai dit qu’il était beau, son dessin. Que je voyais pleins de couleurs et de formes. Et que j’aimais bien sa façon de faire les soleils. 

Je ne le savais pas encore à l’époque. Mais j’avais commis 3 énormes erreurs… en une seule phrase. 

Il n’a rien dit. Il est reparti. Puis il est revenu, 5 minutes plus tard. 

Avec un autre dessin… « moins » fini que le premier. 

Me l’a tendu. 

J’ai répondu qu’il était joli, son dessin. Qu’il y avait beaucoup de couleurs différentes.  

Il n’a rien dit. Il est reparti. Puis il est revenu, 2 minutes plus tard. 

Avec un autre dessin. Encore « moins » fini que le second.  

J’ai commencé à me dire: et zut….  (en vrai ce n’est pas « zut’ que je me suis dit hein, mais restons poli)

J’ai commencé à comprendre. 

J’ai commencé à sentir le piège se refermer sur moi. Un piège que j’avais moi-même tendu.  

Je lui ai quand même dit que c’était beau et plein de couleurs. 
Je ne savais pas quoi dire d’autre à l’époque.  

Il est reparti sans rien dire…  

Vous avez compris… il est revenu avec une feuille sur laquelle se trouvait… un trait. 
Il m’a regardée dans les yeux, fixement. Et il attendait. 

 

Et là j’ai compris que j’avais tout faux. 

Mais alors, tout faux. 

Pour autant, je ne savais pas comment réagir autrement. 

J’ai lu par la suite qu’il ne fallait pas complimenter. OK. 

Mais quand j’ai compris pourquoi il ne fallait pas décrire non plus (truc qu’on lit malheureusement partout sur le net)… je me suis dit que j’avais vraiment du chemin à faire. 

J’ai essayé de ne plus rien répondre lorsqu’un enfant me tendait son dessin. 
Echec total. 
Enfant complètement déstabilisé. Qui croyait que je n’en avais rien à faire. Et qui ne lâchait pas l’affaire. 

J’étais perdue. 

Surtout quand j’ai compris l’impact de tout ça non seulement sur la créativité des enfants, mais aussi leur confiance en eux et leur autonomie au quotidien, mais aussi dans le travail. 

L’influence sur les apprentissages, la concentration et la motivation. 

C’était tellement énorme que j’en ai eu le tournis. 

Je vous explique tout ça et bien plus dans mes mails quotidiens, 100% gratuits. 

Retrouvez-moi ici dès demain, dans votre boîte mails!

Positivement

Victoria