Il a 6 mois et ne se retourne pas. 

Il a 18 mois et ne marche pas. 

Il a 4 ans et ne fait pas encore de vélo tout seul. 

Il a 7 ans et ne lit pas.

Est-ce que c’est normal?

Voici LA question que tous ceux qui se préoccupent d’un enfant peuvent se poser. 

Est-ce que c’est normal? 

De se poser la question… oui 😉

ça prouve bien qu’on s’inquiète et qu’on cherche à faire au mieux. 

Ceci dit, elle est angoissante, cette question. 

Et surtout très symptomatique d’un modèle éducatif dans lequel on a tous baigné. 

A savoir relever « ce qui ne va pas ». 

Redresser un comportement. 

Noter un devoir. 
(On retire bien des points sur des erreurs…)

Et voir ce qui n’est pas « encore » acquis. 

Ce qui fait que ça envahit toute notre vie, même notre vie d’adulte. 

Au travail, par exemple. 

Bref, on est formatés de cette manière. 

Et je m’inclue là dedans. 

Pour sortir de cette question? 

Il y a deux pistes.

La première, c’est de se poser une question: 
Qu’est-ce qu’il sait faire? 

Ok, il a 18 mois et ne marche pas encore. 

Mais..

Est-ce qu’il se retourne? 

Est-ce qu’il rampe? 

Est-ce qu’il fait du quatre pattes (correctement, en croisant bien les jambes et pas sur les fesses ou une jambe devant et une jambe derrière!!!)

Est-ce qu’il se redresse? 

Est-ce qu’il grimpe? 

C’est toutes ces questions-là qui vont vous permettre de vous rendre compte où il en est dans son développement, s’il y a un problème ou pas, pour quand la marche devrait arriver et ce qu’il faut éventuellement mettre en place pour accompagner, si nécessaire. 

Mais vous voyez poindre la deuxième piste. 

Si vous ne savez pas dans quel ordre vont arriver les étapes du développement. 

Qu’un enfant qui avance sur les fesses ou une jambe devant et une jambe derrière, c’est un enfant qui manifeste une adaptation signe d’une tension des grands muscles posturaux ou d’une douleur quelconque. 

Comment agir pour ne pas faire plus de mal que de bien. 

Pour cela? 

Exit les coûteux, inutiles et disons-le, parfois farfelus objets de puériculture. 

Rien ne vaut la motricité libre. 

Qui va vous permettre de savoir des choses absolument essentielles, comme: 

... L’enchaînement des positions qu’un enfant va prendre pour arriver à la marche.

(Car tous les enfants devraient passer par les mêmes phases, pas forcément au même moment.

Connaître cet enchainement vous permet à la fois de vous rassurer et de savoir que tout va bien, mais aussi de repérer un petit besoin d’accompagnement, voire un suivi par un professionnel)

… Comment donner un coup de pouce à chaque étape, si nécessaire. 

(Si vous repérez que l’enfant bloque à certaines étapes de son développement, cela peut être utile… à condition de ne pas commettre d’erreurs dans la façon d’intervenir!!!)

… Eviter les grosses erreurs, justement. 

Il y en a des célèbres: ne pas l’asseoir, ne pas le faire marcher, éviter ou limiter le transat… 

Mais il y en a d’autres que vous faites certainement sans le savoir (comme soulever le bébé par les pieds pour lui changer sa couche…)

Ces erreurs créent des tensions des grands muscles posturaux qui, au-delà de provoquer un retard moteur, créent de vraies douleurs et des mesures de compensation par l’enfant. 

… Les adaptations à faire en fonction des cas particuliers, comme le reflux par exemple, avec la nécessité de poser bébé dans un transat. 

… Les objets et aménagements essentiels pour stimuler le développement moteur de l’enfant et les enrichissements du milieu qui vont être réellement constructifs…

(Tout en évitant les trucs inutiles, ça fait des économies et de la place!)

… La posture idéale pour soutenir le processus d’exploration de l’enfant tout en maintenant des conditions de sécurité nécessaire à son bon développement.

(Les gestes et les mots à dire et à faire… et ceux absolument à éviter si vous ne voulez pas briser la confiance en soi de l’enfant) 

… Comment revenir en arrière si l’enfant a sauté des étapes, voire marche déjà mais qu’il n’a pas validé certains palliers, voire qu’il a eu des démarches compensatoires comme faire du quatre pattes sur les fesses, ou une jambe devant et une jambe derrière. 

(Parce que revenir en arrière sans frustrer l’enfant est essentiel pour le développement d’autres compétences comme la concentration, l’attention, la confiance en soi…)

Tout ça? 

Je vous en parle dans mes mails quotidiens, 100% gratuits!

Positivement,

Victoria