Pour reprendre le fil de mes mails de formation, je vous avais laissé avec le fait que c’était logique qu’un enfant ne reproduise pas exactement vos gestes lorsque vous lui faites une présentation. 

Que c’était même bon signe. 

Et que si l’enfant reproduisait parfaitement votre présentation, cela ne voulait dire qu’une seule chose: qu’il était « trop tard », la compétence est acquise. 

Bref, c’est normal. 

Aujourd’hui, je vais plus loin, et j’affirme: il ne faut rien faire quand l’enfant se trompe et fait des erreurs. 

C’est ce qu’on appelle, dans la pédagogie Montessori, « ne pas pointer l’erreur ». 

Cela ne parait pas intuitif, et ça peut même carrément faire peur. 

Comment l’enfant va-t-il développer ses compétences si personne ne lui dit qu’il se trompe? 

Comment l’enfant peut-il s’améliorer si l’adulte ne le corrige pas? 

Hé donc, quoi, on le laisse tomber en fait!?!

Non, au contraire. 

Ne pas intervenir ne signifie pas le laisser tomber. 

Cela ne veut pas dire non plus que nous ne faisons rien. 

Cela signifie juste que nous faisons confiance à l’enfant. 

Et à son enthousiasme. 

Cela vous paraît un peu léger? 

Je vous remets ici le cercle vertueux qui mène à la compétence: 

  1. L’émerveillement. Un sujet, un domaine, vous passionne. La pédagogie Montessori, par exemple. 
  2. La motivation. Grâce à votre émerveillement, vous allez lire des livres, suivre ces mails de formation, vous former, mettre en place du matériel, vous remettre en question… 
  3. La persévérance. Au début, cela peut vous paraître une énorme montagne, mais vous allez persévérer et comme vous êtes toujours passionné, vos efforts commencent à payer et vous arrivez à:
  4. La compétence. 

La compétence ne vient pas de l’extérieur. 

Elle vient de vous. 

De votre enthousiasme. 

Qui amène la motivation. 

Qui permet la persévérance. 

Elle ne vient pas d’une contrainte. 

Mais bel et bien d’une passion. 

Si nous suivons ce schéma, que l’enfant fasse des erreurs n’est pas un problème. 

Il lui suffit de rester passionné par un sujet, et nous sommes sûrs (sauf difficulté particulière) que l’enfant arrivera à la compétence. 

Le corriger ne sert à rien. 

A part peut-être à souffler sa flamme. 

La « flamme », c’est quoi? 

C’est l’enthousiasme.

Et la confiance en soi. 

Exemple: un enfant qui apprend à écrire. 

Au début, il écrit en phonétique. 

Il fait donc des « fautes d’orthographe ». 

Sauf qu’on s’en fiche en fait. 

Il développe sa passion pour les lettres et l’écriture. 

Et il n’en est qu’au stade de la conscience phonologique. 

La conscience orthographique viendra plus tard. Bien plus tard. 

Mais s’il se fait enquiquiner parce que dinozor n’est pas orthographié correctement (alors que phonologiquement c’est tout à fait correct), il n’aura tout simplement plus envie d’essayer. 

Et finalement, il se désintéressera du sujet. 

Si on reprend le cercle vertueux de la compétence, on voit bien que l’étape d’avant la compétence, c’est la persévérance. 

Pour arriver à faire quelque chose, il faut s’entraîner. 

Et rester motivé. 

Mais il faut s’entraîner. 

Le secret est donc là: frotter / lustrer. 

Répéter. 

Encore. 

Frotter. Lustrer. 

Comme Karaté Kid. 

Oui, mais, dans Karaté Kid, le jeune a un maître qui l’enseigne et lui montre les geste du Karaté !

Certes. 

Alors, nous n’avons pas de vieux maître… mais du matériel… et des présentations. 

Logique, il faut quand même savoir présenter le matériel en question (et c’est comme tout, ça s’apprend).

Je vous explique bientôt comment le matériel remplace le vieux maître, et comment il peut vous assurer que l’enfant arrivera à la compétence, sans que vous n’ayez besoin de « corriger des copies ». 

En attendant, le dernier truc que je voulais vous dire, c’est que Maria Montessori, elle, savait tout ça. 

Forcément.

Même si Karaté Kid n’existait pas encore. 

Frotter / Lustrer, elle l’avait compris. 

Mais elle avait compris aussi qu’il fallait que cela garde du sens. 

Que l’émerveillement reste au coeur du projet. 

Elle a donc fait un réussi à faire quelque chose d’extraordinaire: créer un matériel conçu pour la répétition ET pour susciter l’émerveillement. 

Je vous assure que, pour le manipuler et le présenter depuis plus de 10 ans, c’est un « truc de fou ».

Ce matériel, je vous montre comment le présenter aux enfants dans la formation Montessori 3-6 ans

Devenez éducateur Montessori 3-6 ans

Enfance Positive vous propose plusieurs possibilités pour atteindre votre objectif et développer de manière sérieuse vos connaissances sur l’enfant ainsi que vos compétences en présentation de matériel Montessori: