Do you speak english? 

Ou bien les langues étrangères, ce n’est pas votre fort? 

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez transmettre une langue étrangère à vos enfants, que vous soyez parfait bilingue ou pas du tout…

La suite devrait vous intéresser. 

Hier je vous expliquais qu’un enfant apprenait facilement une langue. 

Ou deux. 

Ou trois. 

Je vis dans un pays multiculturel, il est très fréquent d’avoir des enfants issus de couples mixtes, qui viennent à l’école et apprennent une troisième langue… le tout à 3 ans. 

Et ils s’en sortent magnifiquement bien. 

(J’ai été dans ce cas, et je parle 4 langues aujourd’hui, dont 3 avec un niveau native. Pourquoi seulement 3 et pas 4? Je vous le dis un peu plus bas)

S’ils s’en sortent, c’est parce que leur cerveau est très malléable… câblé pour apprendre et absorber leur environnement… 

Apprendre une langue, étrangère ou la sienne, ce n’est pas donc pas très difficile. 

Par contre? 

Après 8 ans, ça se complique. 

Certaines connexions neuronales disparaissent. 
(On appelle ça l’élagage synaptique, si vous voulez tout savoir)

Et vous vous souvenez sûrement des cours d’anglais, d’allemand ou d’espagnol à l’école. 

Devoir apprendre le vocabulaire, les conjugaisons, les tournures de phrases. 

Et l’accent… on en parle? 

Il y a un secret: 
Avant 8 ans, une langue s’absorbe. 
Après 8 ans, elle doit s’enseigner. 

Et du coup c’est radicalement différent!!!

Au niveau plaisir, envie et motivation, déjà. 

Puis au niveau du résultat, surtout. 

C’est pour ça que je n’ai « que » 3 langues sur 4 pour lesquelles j’ai un niveau native.
(C’est-à-dire que je les parle au même niveau que ma langue maternelle). 

Le français? 
Ma langue maternelle. Facile. 

Le luxembourgeois? 
Appris dès l’âge de 3 ans, langue véhiculaire à l’école, parlé tout le temps en classe, avec les copains… 
Niveau native. 

L’allemand? 
Appris dès l’âge de 6 ans, alphabétisée dans cette langue, langue des manuels, des interros…
Niveau excellent, devenu native grâce à mes séjours en Allemagne. 

L’anglais? 
Appris à partir de 14 ans, 4 heures par semaine. 
Quelques cours à la fac. 
Niveau… B2 (si vous connaissez les niveaux internationaux). 

Je sais tenir une conversation simple, parler de sujets que je maîtrise (comme de pédagogie Montessori, par exemple) ou regarder un dessin animé (mais pas un film ou une émission). 

Mon accent est plutôt bon, parce que j’ai l’oreille musicale, et que surtout j’ai appris d’autres langues étant petite. 

Vous allez me dire, c’est déjà pas mal…

Mais RIEN à voir avec les autres langues dans lesquelles je peux penser et même rêver, ou avoir le mot de vocabulaire que je cherche dans une conversation… en français. 

La différence entre l’anglais et les autres langues? 

L’âge auquel je l’ai appris, déjà. 

La fréquence aussi .

Mais le « pire », c’est le manque de sens, de lien avec cette langue. 
Et le côté quand même super chiant des cours. 

Justement à s’enfiler des listes de mots. 
A répéter tous en coeur.
A écouter des conversations pré-enregistrées totalement pourries pour faire des écoutes et répondre à des questionnaires tout aussi débiles. 

(Mais qu’est-ce qu’on s’en fiche que Bryan soit dans la cuisine, franchement!!! Là, je suis tranquille sur mon canapé, et je n’en fais pas un foin hein…)

Du coup? 

Ben du coup, même si je ne suis pas un exemple universel, ce que je raconte est valable pour pas mal d’enfants. 

Et du coup aussi, ça vous donne pleins de pistes pour pas faire pareil, et être plus efficaces. 

Comme: 

Rendre le truc sympa. 
(Qui a dit qu’apprendre des trucs devait forcément être pénible?)

Lui permettre de manipuler, pour qu’il s’amuse, mais aussi pour utiliser un moyen reconnu depuis des décennies pour favoriser l’apprentissage des enfants. 

(Pour ne pas ânonner bêtement tous en même temps ou apprendre des pages de mots par coeur)

Lui faire apprendre des trucs utiles pour sa vie quotidienne, d’abord. 

(Parce que c’est ça qui va le motiver à apprendre, et faire le plus de sens pour lui dans un premier temps… Donc que Bryan soit dans la cuisine ou que votre tailleur soit riche, franchement, tant mieux pour eux, mais on s’en fiche! Et puis allez replacer ça dans une conversation…)

Lui faire faire des liens entre les mots qu’il apprend, pour qu’il puisse les utiliser de façon cohérente, dans plusieurs contextes différents. 

(C’est quoi, du coup, le rapport entre Bryan et la cuisine? Je sais, j’insiste, mais vraiment, c’est quoi le rapport avec la choucroute???)

Ces enfants, dont je vous parlais plus haut. 

Qui arrivaient dans ma classe à trois ans. 

Et qui parlaient (au pif) italien à la maison. 

Je sais qu’ils allaient apprendre le français et l’allemand facilement. 

Déjà parce qu’ils évoluaient dans un « bain linguistique » qui les aiderait à apprendre. 

Aussi parce qu’ils avaient l’âge pour apprendre facilement. 

Et enfin parce que je mettais à leur disposition du matériel pour les aider à me comprendre, à se faire comprendre et à pouvoir intégrer les codes de la classe. 

C’est pour ces enfants-là que j’ai réfléchi pendant pas mal d’années à un matériel qui les aiderait à apprendre « plus vite ». 

Pas pour en faire des génies. 

Mais tout simplement pour qu’ils aient les codes rapidement, pour se frayer leur chemin dans la classe. 

Se sentir bien, émotionnellement. 

En confiance. 

Et qu’ils puissent apprendre, comme les autres.

Ce matériel, je l’ai expérimenté dans plusieurs contextes.

Dans ma classe, donc.

Mais aussi dans une classe de banlieue défavorisée à Cologne, qui accueillait beaucoup d’immigrants.
(Qui ne parlaient donc pas allemand)

J’ai introduit le matériel et je suis venue les voir chaque trimestre, pour noter les résultats. 

J’ai accompagné également une de mes étudiantes, institutrice à en Belgique qui passait dans les différentes classes de son école pour enseigner le néerlandais quelques heures par semaine. 

Et dernièrement, j’ai coaché une maman qui parle français avec ses enfants, mais qui voulait quand même leur transmettre l’italien parce que cela fait partie intégrante de leur culture et de leur identité.  

Ce que j’observais, à chaque fois, c’était le plaisir de la manipulation, l’apprentissage facile parce que rendu ludique, la motivation d’apprendre parce qu’apprendre gardait son sens. 

Si vous aussi vous souhaitez permettre à vos enfants (ou vos élèves) de découvrir une langue étrangère, de s’initier à cette langue, d’apprendre concrètement des choses utiles… 

Même si vous n’êtes pas très « douée ». 

Voire que vous ne vous y connaissez pas du tout. 
(Comme moi, lorsqu’un enfant a voulu apprendre le lingala, la langue de ses origines, on a bien rigolé tous les deux!)

Même si vous n’avez pas beaucoup de temps à y consacrer. 

Que vous ne savez pas trop comment faire. 

Mais que vous avez compris que Bryan is in the kitchen, ce n’est pas la meilleure méthode. 

Ou alors, vous êtes déjà dans cette démarche plurilingue, et vous voulez ajouter un matériel Montessori pour faciliter l’apprentissage et le rendre ludique. 

A moins que vous soyez enseignante et que vous accueilliez des enfants qui ne parlent pas la langue véhiculaire de votre pays… 

BREF…

Si vous voulez faciliter l’apprentissage d’une langue chez les enfants. 

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Positivement,

Victoria