Si le confinement a eu pleins de bénéfices… il a posé aussi pas mal de problèmes.

Je ne parle pas seulement de vivre ensemble.

Mais d’un syndrome, étudié et connu des psychologues et scientifiques depuis quelques dizaines d’années… qui s’empire d’année en année… et qui a explosé littéralement cette année, dans tous les pays confinés du monde.

Ce syndrome, beaucoup d’enfants en souffrent. De tous les milieux sociaux. Allant à l’école ou étant instruits en famille.

Et les chiffres sont alarmants.
Il n’y a jamais eu d’ailleurs autant d’enfants sous Ritalin (ici, c’est même devenu inquiétant…) ou qui développent des symptômes du stress et des difficultés d’apprentissage.

Ou plus « simplement », des enfants qui demandent à ce qu’on revoie nos méthodes d’enseignement et pour qui les méthodes « classiques » ne fonctionnent plus.

Qu’ils aient « juste » besoin d’un enseignement centré sur leurs intérêts et qui les rendent acteurs… ou qu’il soient démotivés, qu’ils en aient marre des travaux sur feuille, qu’ils n’éprouvent pas de plaisir à apprendre, qu’ils se désintéressent vite ou qu’ils fassent vite le tour des choses…

Si en plus, ils ne « tiennent » pas en place, ont un emploi du temps chargé ou vivent en ville…, ce syndrome est alors encore plus intensément vécu… et ses effets encore plus importants.

Dans certains pays, comme le Canada ou les Etats Unis, ce syndrome mobilise déjà des équipes entières de scientifiques, qui cherchent à comprendre la portée exacte de ce syndrome. Et en Europe aussi malheureusement, il prend de plus en plus d’ampleur.

Et ce n’est pas étonnant, du coup, qu’ils s’inspirent d’une pédagogie qui fait ses preuves depuis de très nombreuses années dans les pays scandinaves et qui est le meilleur moyen de lutter contre ce fléau.

De quel syndrome est-ce que je parle ?

Le syndrome du « manque de la nature ».

C’est très sérieux.

Ce syndrome montre clairement un lien entre ce manque et l’hyperactivité des enfants, les retards dans leur développement moteur et social… mais aussi des difficultés de concentration et d’apprentissage (et même de motivation).

Sortir et bouger, être dehors… c’est donc absolument indispensable…

Et cette expérience a un nom : la pédagogie du dehors.

Nous savons tous que les enfants ont besoin de bouger et de sortir.

Malheureusement, depuis quelques années, le temps passé à l’extérieur diminue comme peau de chagrin.
Soit à cause du rythme de vie, de l’environnement, des événements traumatiques qui ont eu lieu et qui stressent bon nombre de parents et d’enseignants.

Et puis, il y a cette course à la « stimulation » qui parfois font se transformer les enfants en gros cerveaux sur pattes… mais en cerveaux sursaturés.

Le confinement du printemps 2020 n’a pas arrangé les choses, avec beaucoup d’enfants enfermés, face aux écrans, assis durant de longs moments.

Pour contrer ce syndrome du manque de la nature, il y a des choses simples à mettre en place, comme s’inspirer de la pédagogie du dehors.

Que ce soit dans sa classe (ça se prépare idéalement courant de l’été pour être au clair à la rentrée).
Ou à la maison (que vous fassiez l’IEF ou que vous souhaitez simplement accompagner la scolarité de vos enfants et combler les « manques »)

« Oui, mais moi j’habite en ville, et puis il pleut souvent par chez moi ! »
Si vous vivez ou enseignez en zone urbaine ou dans une région où il pleut beaucoup, vous pouvez croire que la pédagogie du dehors n’est pas pour vous.

Mais faire l’école « hors les murs » ne veut pas forcément dire aller en pleine nature.

La ville regorge de possibilités d’apprentissages et de stimulations passionnantes.
Tout ou presque est adaptable, peu importe l’environnement dans lequel vous évoluez !

Quant au froid ou à la pluie, ce sont en réalité de formidables opportunités, pas seulement des contraintes… quand on sait comment faire.

Le problème, c’est quand on ne sait pas comment aménager un coin nature, même en ne partant de rien, ou en pensant que vivre en ville ou la pluie sont des freins qui rendent les sorties difficiles ou impossibles… et bien on continue à rester « confinés ».

Dans les classes, à la maison.

Entre quatre murs.

Sauf que les enfants en ont marre !

Ou alors, on se « contente » de « lâcher les fauves » en cours de récré ou dans le jardin, parce qu’à part une balade ou un herbier, on sait pas trop quoi leur proposer.

Sauf qu’il y a des centaines de choses à faire, faciles, adaptables à tout milieu, peu onéreuses…

En plus, si les pays scandinaves ou le Canada ont déjà amorcé la transition vers la pédagogie du dehors, c’est qu’il y a des raisons très concrètes.

Je vous en parle dans un prochain article !

Si, en attendant, vous voulez toutes mes astuces pour mettre en place des activités inspirées de l’école du dehors, même si vous vivez en ville, même si vous n’avez pas de balcon, même si votre cour est bétonnée… 

 Je vous retrouve dans mes mails quotidiens, 100% gratuits… C’est par ici

 

Positivement,

Victoria