Hier, je vous confiais que le secret de la pédagogie Montessori, c’était d’observer.

Que ça allait vous aider à mieux comprendre l’enfant, son univers, ses besoins…

Cela va aussi vous aider à lui proposer des activités qui font du sens pour lui, qui vont l’enthousiasmer et qui lui permettre de développer ses potentiels.

En fait, le secret c’est qu’avant de proposer quoi que ce soit à un enfant, il faudrait l’observer.

Se demander:

  • Qu’est-ce qui le passionne?
  • Qu’est-ce qui l’intéresse?
  • Vers quoi il va naturellement?
  • Quels sont ses talents?

La pédagogie Montessori est basée sur ça.

Toutes les activités que l’on peut lui proposer n’auront réellement de sens QUE si vous tombez « juste ».

Pourquoi?

Parce que l’idée de la pédagogie Montessori, c’est de fonctionner à l’enthousiasme. Je vous en reparle tout bientôt.

Aujourd’hui, comme promis, je vous parle de MA technique « magique » pour mettre vos observations en pratique.

C’est-à-dire, une fois que vous avez observé, vous faites quoi concrètement?

Pour vous aider à retenir cette technique, je vous propose un moyen mnémotechnique simple, qui tient en trois lettres: OPA.

Alors, non, je ne vais pas vous expliquer comment acquérir des parts d’une société cotée en Bourse. Ne vous inquiétez pas, je n’ai viré de bord 😉

OPA, c’est un moyen simple de se souvenir comment appliquer vos observations:

O – pour OBSERVER.
Nous en avons parlé hier. Sans observation, point de connaissance de l’enfant. De ses besoins, de ses intérêts, de ses passions. Sans observation, nous tomberions dans une vulgaire méthode d’éducation. Ce qu’est loin d’être la pédagogie Montessori. Observer, est donc la base. C’est de là que nous partons pour lui présenter du matériel.

P – pour PROPOSER.
Une fois que vous avez observé, de façon objective, prenez un temps pour analyser cette observation et vous demander comment vous pourriez répondre aux besoins de l’enfant ou soutenir sa démarche d’exploration.
Par exemple:

  • Un enfant grimpe sur les tables et sur les chaises. Vous aimeriez qu’il arrête, car la règle c’est que la table est faite pour manger ou travailler et la chaise pour s’asseoir. L’observation vous permettra peut-être de mettre en évidence un besoin de mouvement et de dépense physique. La proposition serait de voir comment mettre en place un parcours psychomoteur en libre accès toute la journée, ou de proposer un rituel physique à des moments-clé de la journée.
  • Un enfant aligne des figurines, range, ferme les portes… Vous pourriez lui proposer des activités de tri.
  • Un enfant joue avec l’eau de son verre ou avec sa nourriture… peut-être que vous pourriez lui proposer des transvasements.

A – pour ADAPTER
Une fois que vous avez proposé une activité, un matériel, une provocation… observez de nouveau. Pour voir comment l’enfant investit le matériel. Si ça intéresse l’enfant ou pas. Si c’est adapté au niveau de la difficulté…. Et adaptez, en fonction de cette nouvelle observation.

Cette technique a l’air simple, peut-être même un peu simpliste.

Mais en fait, elle a un super-pouvoir.

C’est ce qui vous permettra d’éviter de basculer de la « pédagogie » à la « méthode »…

Parce qu’au final, quand on propose un matériel Montessori à un enfant, c’est quand même pour le stimuler intelligemment.

Pas juste parce que ça fait bien. Ou que la copine fait pareil.

Du coup, ça ne s’improvise pas.

L’énergie que Maria Montessori a mise dans l’observation des enfants, dans la proposition de matériel adéquat et dans l’adaptation constante de ce matériel, pour arriver à un niveau de perfection assez extraordinaire… mérite que l’on présente son matériel correctement. Loin des approximations que l’on voit sur le net.

Depuis 2013, je forme des parents et des professionnels à la pédagogie Montessori. Et cette année, j’ai lancé cette formation en ligne, accessible de chez vous et à votre rythme. Si vous souhaitez PROPOSER des activités qui ont du sens, et surtout le faire correctement, rejoignez la team des futurs éducateurs Montessori 3-6 ans. Si vous préférez me rejoindre au Luxembourg ou à Bruxelles pour la formation en présentiel, c’est par ici