Quand les émotions empêchent d’apprendre…

Vous êtes nombreuses cette semaine à me contacter pour savoir si mon Décodeur à émotions pourrait convenir à la situation que vous vivez. 

Et parmi toutes les histoires que vous me partagez (merci de votre confiance!), il y a un scénario qui revient… très souvent. 

Voici comment il se déroule: 

Un enfant a des difficultés à apprendre….
(mettez ce que vous voulez derrière: à partager, à attendre, à accepter les règles… mais aussi à écrire, ses tables de multiplication, ses leçons, à faire ses devoirs…)

Vous m’expliquez alors ce que vous avez déjà fait pour solutionner le problème…

… Passer par le jeu
… Expliquer à l’enfant l’importance de s’y mettre
… Fonctionner avec un système de récompense
… Supprimer des jeux ou divertissement quand ça ne fonctionne pas
… Imposer un timing

Le résultat est à peu près tout le temps le même: l’enfant se bloque, se braque et ça finit en larmes, avec des mots qui dérapent. 

En fait, il faut toujours se rappeler un truc important: 

Une émotion, ce n’est ni bien ni mal. 
C’est. 

C’est biologique. 
C’est normal. 
C’est comme ça. 

Sauf qu’une émotion, qu’on ait 3 ou 30 ans, c’est intense. 
Du coup? 
ça a un super pouvoir: influencer nos actions. 

On en a déjà parlé. 

Mes émotions vont directement impacter mon comportement. 

A 35 ans, je suis censée mieux maîtriser mes pulsions qu’à 4 ans, l’âge de ma fille. 
Et donc théoriquement je ne suis pas censée me rouler par terre en hurlant dans une boutique parce que la robe que je voulais n’existe plus dans ma taille. 
(Imaginez un peu qu’on fasse ça…)
(Bon, sauf qu’en vrai ça arrive tous les jours, quand on regarde bien…)
(Mais ça, c’est une autre histoire)

Breeeeeeeeeeef. 

Je reviens sur le sujet: mon émotion impacte mon comportement. 

(Mon foie se souvient ce matin de la tablette de chocolat que j’ai engouffrée hier soir devant la redif du Meilleur Pâtissier après une rude journée où je n’ai pas pu poser bébé une seule petite minute et où j’étais à bouuuuuuuut !!!!!!). 

(Oui, oui, ça m’arrive à moi aussi)

(D’ailleurs la preuve, je divague et diverge tout le temps, ce mail ne ressemble à rien…)

Re-breeeeeeeef. 

Comme une émotion impacte le comportement (en l’occurrence ici d’un enfant), il est logique qu’il impacte aussi… je vous le donne en mille Emile: les apprentissages. 

(Oui je sais, vous ne vous appelez pas Emile, mais faut y mettre du vôtre aussi, sinon je n’y arriverai jamais). 

Pourquoi l’émotion impacte ses apprentissages? 

Parce que, tout simplement, il déconnecte l’enfant de la partie pensante, rationnelle, analytique de son cerveau. 

Il est dans sa partie émotionnelle: le cerveau limbique. 
Ou mammalien. 

(Parce que oui, on est des mammifères)

Imaginez une maison à trois étages. 

Au rez-de-chaussée, le cerveau reptilien. 
Lui, son job c’est de nous maintenir en vie. 
(Pour ça, il fait fonctionner tous nos organes et nous pousse à réagir en cas de danger. C’est lui qui pousse Chérichou à mordre celui qui viendra lui piquer son hochet… ou sa switch). 

Au premier étage, le cerveau émotionnel. 
Bon facile, son job à lui? 
Nous faire ressentir des émotions, bingo. 

Au dernier étage, le maître: le néo-cortex. 
Le cerveau pensant. Celui avec lequel on réfléchit, on prend du recul et on analyse. 
C’est grâce à lui qu’aujourd’hui, je ne me roule plus part terre quand la robe que je veux n’existe plus dans ma taille, même si j’ai été réveillée 8 fois cette nuit, vous voyez? 

Bon. 

Quand un enfant a une émotion… il est au premier étage. 

Ok. 

Pour apprendre, il faudrait qu’il soit où? 

Au deuxième. 

Vous voyez le binz? 

Pour l’aider? 

Il faudrait qu’il monte au deuxième étage. 

Mais ce n’est pas juste en lui disant de monter que ça va fonctionner. 
(Déjà que ça ne fonctionne pas pour qu’il vienne manger et lâche ce qu’il était en train de faire, alors…)

Du coup? 

Il va falloir aller le chercher. 

Descendre, vous, au premier étage. 

Comment? 

En lui proposant déjà un espace de sécurité, pour qu’il ne se casse pas la figure dans les escaliers. 
(C’est une image hein)
(Donc un espace où son émotion pourra être accompagnée. C’est important qu’il y ait un espace défini et permanent, pour qu’il ait des repères et qu’il finisse par monter ces marches « les yeux fermés », à savoir sans vous). 

Ensuite, lui offrir une main courante, une rampe pour qu’il puisse s’accrocher. 
Pour qu’il ait plus de force. 
(C’est toutes les activités que vous allez pouvoir lui donner)

Et puis qu’il puisse vous voir, d’en bas. 
C’est toute votre posture, la façon que vous aurez de lui parler et de l’accompagner dans la montée… que vous ne pourrez jamais faire à sa place, mais que vous pouvez soutenir. 

…Comment créer cet espace de sécurité, même quand on n’a pas beaucoup de place? 
(Et qu’on ait un ou deux enfants, les siens, ou une trentaine)

… Quelles activités proposer et à quel moment? 
(Pour que ça fonctionne vraiment et que l’enfant ne redescende pas d’un ou deux étages)

… Comment agir, interagir et réagir pour le soutenir dans sa montée? 
(Et donc l’aider à se sentir mieux… et plus apte à se remettre au travail)

Je vous en parle dans mes mails quotidiens, 100% gratuits!

 
Positivement,
 
Victoria