Une fois que la transition vers la pédagogie Montessori est amorcée (voir ici et pour savoir comment commencer)… il va y avoir une phase plus ou moins longue avant d’atteindre la stabilisation. 

La réussite de ce cheminement réside dans plusieurs choses. 

Le respect des étapes. Dans l’ordre. 

Prendre le temps. 

Evoluer avec les enfants. 

Mettre les choses en place, progressivement. 

C’est le nom de cette deuxième étape: la méthode des petits pas. 

Le but? 

Implémenter de plus en plus la pédagogie Montessori. 

Et ça, ça ne peut pas se faire en quelques jours. 

On parle de plusieurs mois. Voire d’une année complète. 

Cette deuxième phase de transition va se subdiviser en plusieurs questions à résoudre. 

Quels matériels Montessori ajouter? De quelles catégories? Pourquoi? A quel rythme? 
Le but est de soutenir le développement des compétences exécutives de l’enfant, à savoir le contrôle inhibiteur, la flexibilité cognitive et la mémoire de travail. Tout l’enjeu est de savoir quelles activités proposer, comment les présenter, dans quel ordre… en fonction de chaque enfant, de son âge, de ses particularités et de son développement. 

Si on rajoute du matériel, pour autant, on est encore loin d’avoir « tout ». 
Il faut donc encore complémenter, mais pas avec « n’importe quoi ». 
Depuis des années, j’ai une passion pour les enrichissements à la pédagogie Montessori. J’ai expérimenté des dizaines et des dizaines d’outils, de jeux, de matériels… certains ont été catastrophiques pour l’ambiance, la concentration, l’engagement des enfants. Même si le jeu en tant que tel n’était pas « mauvais ». D’autres ont été sublimes d’effets positifs sur les compétences exécutives et l’enthousiasme des enfants. 

Une fois qu’on a rajouté tout ça, il y a encore un questionnement à avoir sur ses pratiques. 
Des habitudes à enlever progressivement. Comme les plans de travail, les activités de groupe ou dirigées. Le tout est de le faire progressivement et de bien respecter un système de vases communicants, pour ne pas laisser les enfants dans du « vide », qui stresserait automatiquement les enfants… et provoquerait leur nervosité. 

Dans la continuité de cette démarche, il va aussi falloir transmettre aux enfants les règles de fonctionnement d’un espace de travail autonome. 
Falloir, pour qu’ils puissent apprendre, progressivement, à gérer les apports réguliers dans leur environnement. 
Encore faut-il mettre en place ses priorités et les travailler en fonction des objectifs concernant les compétences exécutives à développer. 

Comme je vous l’ai dit plus haut, rendus là, un an s’est en général passé, en moyenne, depuis le début de la démarche. 
Qu’on soit à la maison ou à l’école / en crèche. 

Et l’ultime phase, celle de la stabilisation va aussi comporter plusieurs phases.  

Je vous les dévoile ici

Positivement

Victoria

 

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