Hier je vous ai promis de vous parler de Noël. 

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais Noël arrive de plus en plus tôt chaque année, avec une mention spéciale pour 2020.

En tout cas, chez moi, Halloween n’était pas encore passé qu’il y avait déjà les décos de Noël. 

Je trouve que c’est hyper intéressant. 

Même si vous ne fêtez pas Noël. 

Alors, c’est sûr, il ne faut pas nier l’aspect commercial du truc. 

Mais ça dénote quand même d’un gros besoin d’évasion, de bonheur, de joie… dans un contexte quand même pas mal morose et anxiogène. 

D’un besoin de magie. 

Le côté magique, je vous en avais déjà parlé pas mal dans mes mails sur Waldorf.

Donc je ne vais pas forcément revenir dessus, sur le fait que ça aide à apprendre et à motiver les enfants. 

Mais du fait que tout être humain a besoin de magie dans sa vie. 

Il a besoin de rêver. 

De s’évader. 

D’avoir des paillettes dans sa vie quoi, hein Kevin! 
(Merci à Inès Reg pour la réf, je m’en sers tout le temps!)

Et les enfants ne font pas exception. 

Au contraire. 

Le truc c’est que, bien souvent, la magie est « cantonnée ». 

A certains moments. Certaines fêtes. 

Comme Noël. 

Les weekends à Disney.

Ou un petit dessin animé. 

Mais les enfants ont besoin de magie tout le temps, tous les jours. 

Pour apprendre. 

Pour les aider à « supporter » l’actualité.

Pour faire face à des difficultés personnelles. 

Ou tout simplement « être bien ».

Parce que la magie, c’est de l’oxygène en barre. 

Et on est bien d’accord que, du coup, on ne peut pas attendre Noël ou le weekend à Disney pour vivre la magie. 

Si vous ne le connaissez pas, je vous laisse découvrir un poème. 
(Ecrit par le chef de file de l’approche Reggio, Loris Malaguzzi: Les 100 langages de l’enfant):

L’enfant est fait de cent.

L’enfant a cent langages
cent mains et cent pensées
cent façons de penser
de jouer, de parler
cent toujours cent
cent façons d’écouter
d’étonner et d’aimer
cent joies pour
chanter et comprendre
cent mondes à découvrir
cent mondes à inventer
cent mondes à rêver.

L’enfant a cent langages
(et puis cent cent cent cent)
mais on lui en vole quatre-vingt-dix-neuf.
Ecole et culture
séparent tête et corps.

On lui dit de:
penser sans les mains
faire sans la tête
écouter sans parler
comprendre sans joie
aimer et s’étonner
à Pâques et à Noël uniquement.

On lui dit de:

découvrir le monde

qui existe déjà

et sur cent

on lui en vole quatre-vingt-dix-neuf.

On lui dit que:

le jeu et le travail

la réalité et la fantaisie
la science et l’imagination
le ciel et la terre
la raison et le rêve
sont des choses qui
ne vont pas ensemble.

 

En somme, lui dit-on:
le cent n’existe pas.

 

L’enfant dit cependant:
le cent est bel et bien.

 

Si vous êtes encore là… je dois vous dire encore un truc important. 

Mettre de la magie au quotidien, dans le jeu et les apprentissages des enfants, ce n’est pas très compliqué. 
 

Il y a plusieurs approches, j’ai donc déjà parlé de Waldorf. 

Personnellement, j’ajoute à ça encore autre chose, dont je vous parle depuis le début de la semaine:

Des Loose Parts. 

Dans mes étagères de matériel. 

Dans ma salle de jeux. 

Dans l’espace créatif. 

Dans le jardin. 

J’en ai partout. 

Pas n’importe comment. 

Pas n’importe quoi. 

Pas en n’importe quelle quantité non. 

 

Pour comprendre comment ils fonctionnent, il faut comprendre comment…

… fonctionne réellement l’approche Reggio, dont les Loose Parts font partie.

(Et qui propose des règles du jeu totalement différentes de ce qu’on voit habituellement… mais ces règles du jeu sont justement ce qui provoque autant l’intérêt des enfants, et qui booste comme ça leur créativité… quand on sait comment faire, ça devient facile, et on provoque très facilement l’adhésion et l’engagement des enfants).

 

… introduire les Loose Parts. 

(Pour éviter d’en avoir partout, de se retrouver avec des enfants qui ne veulent pas ranger ou qui n’investissent pas l’étagère parce que tout simplement ils ne sont pas assez nourris).

 

… amener l’ordre et le rangement facilement, sans devoir leur courir après, répéter 50 fois ou finir par faire à leur place.

(Et ça ne passe pas seulement par la règle de ranger ce qui a été sorti, il y a tout un boulot d’organisation à faire de la part de l’adulte, en partant des différentes catégories de Loose Parts et du nombre d’or de paniers ET de trésors à l’intérieur des paniers. Mais quand on a le tableau, que l’on compare avec l’âge des enfants qu’on a et qu’on structure tout comme il faut, amener l’ordre et le rangement devient un jeu d’enfant !)

 

… raviver l’intérêt des enfants pour un apprentissage, un thème, un matériel.

(Sans contrainte, sans plan de travail… mieux… comment faire que l’enfant en redemande et ressente une soif d’apprendre par rapport à ce que vous mettez en place)

 

… mettre en place une stratégie propre à l’approche Reggio, unique en son genre et qui fait littéralement exploser la passion d’un enfant pour n’importe quel apprentissage, booste sa créativité et sa concentration.

(Cette stratégie est autant efficace que simple à mettre en place quand on a les codes et les points essentiels à respecter)

 

… utiliser les jeux d’ombre et de lumière pour attirer l’enfant vers des processus de création et de réflexion autour des phénomènes physiques… et le faire travailler sans qu’il en ait l’impression.

(Ces jeux sont les plus grands hacks de l’approche Reggio et des Loose Parts).

 

… pousser la réflexion et la mise en place des Loose Parts jusqu’à dans le jardin ou la cour de récré.

(Et aménager, en bonus, un extérieur qui limite l’ennui et l’agressivité des enfants, parce qu’ils auront tout simplement été nourris sensoriellement… comme Maria Montessori l’avait remarqué elle aussi !)

 

Pour découvrir tout ça, retrouvez-moi dans mes mails quotidiens, dans lesquels je vous délivre toujours plus de réflexions et d’astuces sur les pédagogies alternatives. 

Venez jeter un petit coup d’oeil ici

Positivement,

Victoria